X
Restez à l'heure de l'actualité horlogère ! OK
×

Cette recherche est sponsorisée par Ulysse Nardin

Rechercher dans :
Chronext - À long terme, nous visons le milliard d’euros

Chronext À long terme, nous visons le milliard d’euros

Le CEO et cofondateur de Chronext, Philipp Man, répond pour la première fois à WorldTempus. Ambitions, introduction en bourse, modèle économique : Chronext voit grand

Comment Chronext se différencie-t-il de ses concurrents ?
Nous sommes les seuls à être véritablement hybrides. Nous avons à la fois du neuf et de l’occasion. Nous ne vendons que des pièces que nous avons en propre, de la part de clients, détaillants ou de marques, ce qui nous permet d’avoir une large sélection et d’être réactifs. Enfin, nous marions le meilleur de la vente en ligne et du commerce traditionnel, avec la possibilité de commander en ligne et de venir retirer la pièce dans l’un de nos lounge-boutiques.

Si vous regardez le marché de la vente horlogère en ligne, vous avez les acteurs locaux, avec pignon sur rue, qui vendent leur propre sélection qu’ils ont en boutique, ce qui représente une offre très restreinte. A l’opposé, vous avez les sites généralistes, où chacun peut mettre en vente ce qu’il souhaite, ce qui pose le problème de l’authenticité et de la qualité. Nous, nous sommes hybrides. Quand vous achetez chez nous, vous achetez chez Chronext, jamais à un tiers, un particulier ou un détaillant. Nous gérons la totalité de la transaction. Du premier email jusqu’au premier appel, puis jusqu’à la vente, vous n’échangez qu’avec un conseiller Chronext. Nous faisons aussi le service après-vente et, bien entendu, l’authentification de toutes nos pièces.

À long terme, nous visons le milliard d’euros

Lounge-boutique © Chronext

Quels sont vos objectifs à moyen terme ?
Nous avons vu le jour le 23 février 2013. Nous sommes dans une industrie qui pèse 90 milliards d’euros, pour les pièces neuves et d’occasion. Nous croyons qu’un acteur d’un milliard peut émerger, ce que nous espérons devenir d’ici dix ans.

Quelles sont les pièces qui se vendent le plus aisément ?
Les pièces neuves n’ont pas besoin d’être présentées. Tout le monde sait ce que « neuf » veut dire. « Certified Pre Owned », c’est un peu plus délicat. Que veut dire « certifié », par exemple ? Certification « AAA », ou « vintage » ? Ce qui compte pour nous, c’est que le marché de l’occasion devrait être d’ici cinq ans supérieur au marché du neuf.

Ne pensez-vous d’ailleurs pas qu’il serait intéressant d’avoir des critères de notation identiques pour tous les vendeurs en ligne ? Comme « AAA », « AA », etc. ?
Bonne question, la première fois que l’on me la pose...(pensif). Ce serait délicat à mettre en place. Nous n’avons pas tous les mêmes critères, les mêmes standards, les mêmes processus de contrôle. Chez Chronext, nous avons plus d’une vingtaine d’horlogers, nous sommes près de 200, ce serait difficile de nous comparer à la boutique de quartier avec son site e-commerce... Ce serait une bonne idée, mais chacun à sa propre idée de standard, tout en pensant que les siens sont les meilleurs. Ce ne serait pas simple à mettre en œuvre.

Comment travaillez-vous avec les marques ? Êtes-vous en capacité d’obtenir sur Chronext des pièces neuves ?
Oui, nous avons des pièces actuellement en collection, d’un an, deux ans, ou de trente ans, mais surtout ces pièces « graal », comme la Nautilus ou la Daytona. Paradoxalement, il est d’autant plus difficile de les trouver en boutique, qu’il est facile de les trouver en ligne. Ceux qui en ont viennent spontanément nous les proposer.

Quel serait, selon vous, la montre collector à ne pas manquer dans les trois à cinq ans ?
Une marque comme Breitling, surtout depuis qu’elle a été reprise par Georges Kern, offre de très bonnes perspectives, par exemple avec la SuperOcean. Personnellement, je citerais aussi le Double Balancier de chez Audemars Piguet, ref. 15407ST. Ils en ont fait un produit très travaillé, très abouti, sans équivalent. C’est une pièce très difficile à avoir, qu’ils doivent faire à une centaine d’exemplaires par an, je pense. Elle fait partie de ce que j’appelle les « montres à 10 mètres », de celles que l’on est capable d’identifier de cette distance, sans effort. Sinon, Tudor, qui s’émancipe de Rolex. La dernière Black Bay Silver, par exemple. De bons investissements pour le futur ? Potentiellement, il faut les suivre, en tout cas.

À long terme, nous visons le milliard d’euros

Double Balancier, ref. 15407ST © Audemars Piguet

Vous offrez des marques parfois très niche, comme Morgenwerk. Que vous apportent-elles ?
Ce sont des marques auxquelles nous pouvons apporter une certaine visibilité. Pour nos clients, cela leur rapporte une diversité d’offre qu’ils n’ont pas l’habitude de voir ailleurs. C’est particulièrement vrai pour les boutiques physiques, qui ont un espace d’exposition très limité et qui doivent prioriser leur offre, principalement vers ce qui se vend le mieux.

Le marché devient plus exigeant, il recherche des marques avec une véritable légitimité. Ce que fait Czapek est vraiment de très bon niveau, par exemple. Nous sommes spécialisés sur les marques de volume, mais si nous recevons de la demande pour ces marques de niche, oui, nous sommes ouverts à travailler avec elles.

Êtes-vous appelés à vendre tout type de marques, ou bien la sélection est-elle plus fermée ?
Nous ne sommes pas limités à ce qui sort d’usine. Notre métier est de répondre à ce que veut le client, qu’il s’agisse de Breitling, Rolex, Omega ou Panerai. S’il nous manque des marques, c’est qu’elles ne sont tout simplement pas demandées chez nous.

Quel sera la prochaine boutique que vous comptez ouvrir ?
En réalité, ce ne sont pas véritablement des boutiques, nous parlons plutôt de lounge-boutiques. La différence peut paraître subtile, mais ces espaces ne sont pas visibles de la rue, il n’y a pas d’affichage, on ne peut pas juste entrer, acheter, et ressortir. Pour 99% de nos transactions, les pièces sont achetées en ligne et certaines sont récupérées en lounge-boutiques. Notre objectif est d’être là où sont nos clients, mais nos lounges sont d’abord temporaires, avant d’être pérennisés si l’on voit qu’ils fonctionnent bien.

Nous sommes à présent très concentrés sur le marché européen. Nous nous concentrons là d’où notre trafic provient. Nous venons d’ouvrir la France, l’Italie. La Suède, Danemark, devraient suivre. Nous n’avons pas véritablement de limite. Le client en premier, le lounge ensuite. Un lounge ne crée pas une demande, il la convertit en un achat.

Vous venez de retarder votre entrée en bourse. Pourquoi et quelles seront les prochaines étapes ?
Nous sommes toujours attachés à rentrer en bourse. L’année passée n’était simplement pas propice pour l’introduction d’une société à très forte croissance comme la nôtre, avec une moyenne de +104% par an. Sur les 24 derniers mois, +47%. Nous allons choisir le meilleur moment pour notre introduction. 

 

Vous aimerez aussi

La marque

Audemars Piguet est l’une des très rares entreprises horlogères familiales indépendantes. Elle est installée depuis sa fondation en 1875 au Brassus, dans la Vallée de Joux, au cœur même de la Haute Horlogerie suisse.

En savoir plus >

Toutes les actualités >

Contacter la marque >

Toutes les montres >