Nuance! «Une montre vous indique l’heure. Un garde-temps doit vous apporter de l’émotion.» Jamais cette vision de l’horlogerie n’a pris autant de sens qu’au sujet de la Récital 9 Tourbillon Miss Alexandra (de la collection Dimier). Il faut dire qu’au-delà des préoccupations esthétiques et techniques, son créateur, Pascal Raffy, le CEO de Bovet Fleurier, y a insufflé une partie de lui-même. Mais ce qui se présente comme la toute première Bovet ovale, valait bien un tel débordement.

L’OVALE. «L’idée remonte à 2006, lorsque j’ai repris la marque, raconte Pascal Raffy. Je voulais rendre hommage aux équipes de Dimier 1738 (ndlr. cette manufacture de haute horlogerie artisanale acquise la même année). Une nuit que j’étais en montagne, je leur ai dessiné une montre. Ma première idée était l’ovale mais il fallait qu’en avril, le garde-temps soit prêt. Et l’ovale faisait beaucoup plus féminin.» Il a donc opté pour le rond. Le succès fut tel qu’il décida d’en faire une collection: la Dimier. Mais revenons-en à notre ovale. L’idée se concrétisa lorsque Pascal Raffy voulu concevoir une montre compliquée pouvant être portée par une jeune fille. Depuis 2011, il existait bien la Récital 0, premier garde-temps Bovet pour femme à tourbillon, mais la douceur de l’ovale s’accorde mieux aux poignets les plus graciles. D’autant qu’il autorise une réserve de marche de sept jours tout en permettant d’octroyer une large place tant au tourbillon qu’aux phases de lune, l’autre élément clef de ce modèle.
LES PHASES DE LUNE. Rarement cette complication a été si belle et si poétique. Ce, grâce à une cartographie lunaire extrêmement précise et à l’application d’une matière luminescente sur les bas-reliefs de l’acier. Grâce également à la gravure du ciel sur une plaque de maillechort (alliage de cuivre, zinc et nickel) traitée PVD bleu qui lui donne naturellement cet aspect de nuit étoilée. Grâce enfin à l'utilisation de deux disques se confondant avec le ciel et qui viennent masquer une lune restant fixe. À noter aussi que cette complication se règle par simple pression au centre de la couronne.

LE NOM. «Ce modèle, j’aurais pu l’appeler Clair de lune, explique Pascal Raffy. Seulement cette phases de lune m’a fait penser à ma fille cadette, un beau scorpion patenté qui comme son père, peut être lunatique de temps en temps! J’ai donc décidé de lui donner son nom, Alexandra…» C’est alors que l’on perçoit d’un autre oeil certains détails. D’un côté, les aiguilles. Réunies à chaque heure, elles forment un coeur. De l'autre, ce diamant délicatement posé sur la cage de tourbillon, là où d’habitude se trouve l’aiguille des secondes et qui en tournoyant, émet un éclat sans égal. Comme une dédicace d’un père à sa fille, le diamant de sa vie…