#wtbasel / Dans la juste lignée d'une collaboration avec la manufacture Girard-Perregaux débutée en 2007, la Maison de la Place Vendôme habille l'emblématique tourbillon sous trois ponts d'or et le met aujourd'hui en scène sous l'aile protectrice d'un cygne entièrement pavé.
Sans doute Tchaïkovsky aurait apprécié l'hommage. Si la marque parisienne ne le mentionne pas, mais se réfère plus volontiers à Aphrodite, dont le nom chypriote Cypris a inspiré ces joyaux horlogers, difficile de ne pas penser au Lac des Cygnes. L'un est blanc, l'autre noir. Aussi opposés l'un à l'autre qu'ils sont proches. Aussi antinomiques que complémentaires. Un couple qui exalte l'art joaillier de Boucheron et suggère subtilement à son acheteur que l'un ne peut vivre sans l'autre.
Le mouvement suggéré
Les montres réunissent les patrimoines et les savoir-faire uniques des deux grandes Maisons. Né en 1860, le célèbre mouvement de Girard-Perregaux aligne sous trois ponts parallèles le barillet, la roue de grande moyenne et le tourbillon. A leur rigueur géométrique répond ici l'opulence d'un plumage de pierres précieuses d'un réalisme fascinant, intégralement réalisé au sein des ateliers de la Place Vendôme. Le bec et sa collerette de l'animal, taillés dans le corail et l'onyx, sont emmanchés d'un long cou qui s'enroule sur le boîtier de la montre. Comme le précise Louis de Meckenheim, Directeur Marketing de Boucheron - qui oeuvrait précédemment chez Van Cleef & Arpels -, «nous souhaitons mettre en lumière le savoir-faire de la Maison Boucheron via une esthétique légère et fluide, qui suggère le mouvement». Le défi de la légèreté avec de tels mastodontes joailliers relève de la haute voltige. Si le maître horloger de Girard-Perregaux a pris 600 heures pour réaliser son mouvement, les artisans de Boucheron ont mis 700 heures pour ciseler et paver son corps. Quelque 800 diamants et saphirs bleus forment le plumage du cygne blanc; 1'300 pierres sculptent celui de son sombre alter ego, parmi lesquelles des spinelles noirs, des diamants et des saphirs bleus et violets dans un dégradé profond. Mobiles, les plumes enlacent le mécanisme et le poignet dans un mouvement aérien. D'un peu on entendrait un battement d'aile… à moins qu'il ne s'agisse de l'oscillation du balancier. A chacun son interprétation tant l'alchimie entre la haute joaillerie et la haute horlogerie s'exécute dans un ballet parfaitement réglé. À l'évidence, choisir entre les deux est un crève-cœur.
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