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Blancpain  - Le Brassus Tourbillon carrousel

Blancpain Le Brassus Tourbillon carrousel

Bicéphale et bi-variante*

En 2013, Blancpain a choisi de faire coup double et, en prime, de truffer cette montre de détails subtils. Démonstration de virtuosité, elle est dotée de deux types de tourbillon, chacun étant volant.

Dès les années 1990, Blancpain avait réintroduit le tourbillon dans ses collections, mais sans le faire comme les autres. À l’époque, ils étaient tous construits selon une structure identique : balancier, cage et ponts se trouvaient sur le même axe vertical, créant un ensemble en rotation auto-centrée. Blancpain avait décidé d’excentrer le balancier et la roue d’ancre de part et d’autre d’un pont de balancier incurvé en forme d’ancre. Et de rendre le tourbillon volant pour qu’on admire bien la construction. Puis en 2008, sous l’impulsion de Vincent Calabrese, alors intervenant central dans la construction des mouvements maison, Blancpain avait décidé d’exploiter le carrousel.

Le Brassus Tourbillon carrousel

Le Brassus Tourbillon Carrousel © Blancpain

Modalités

Par carrousel, il faut entendre non pas un mouvement manège, où tous les composants sont en rotation comme autant de petits chevaux. Il s’agit plutôt de cette variante du tourbillon inventée en 1892 par Bahne Bonniksen, horloger danois installé en Angleterre, et que V. Calabrese avait mise en oeuvre dès les années 1990 dans ses propres créations. La différence ? Dans le tourbillon, de l’énergie issue du barillet alimente l’échappement, et ce dernier fait avancer la cage autour d’une roue fixe. Dans le carrousel, la force est transmise à l’échappement et à la cage par deux roues différentes, ce qui requiert un petit différentiel interne. Et l’ensemble est monté sur une roue mobile. Si ces modalités de fonctionnement sont terriblement subtiles, elles aboutissent au même résultat puisque l’idée sous-jacente reste de faire tourner le balancier.

Cages

De plus, Blancpain a pris le soin de les rendre bien différents visuellement. Autant le tourbillon est excentré, autant le carrousel est basé sur un étagement concentrique, alors qu’on attendait l’inverse. Une manière de faire un pied de nez à ceux qui pensaient détenir la vérité sur la définition du tourbillon, sujet alors encore obscur. Et pour ceux qui avaient encore un doute, leurs noms étaient inscrits sur le cadran. Il suffisait de savoir lire pour les distinguer… Ces deux variantes se sont donc retrouvées dans un même mouvement, le calibre 2322 de la Le Brassus Tourbillon Carrousel. Avec le tourbillon à midi et le carrousel à 6 heures, tous deux volants. Et pour bien faire, Blancpain a installé un spiral plat en silicium au coeur de chacun.

Distribution 

Plutôt fin avec 5,85mm d’épaisseur, le calibre rassemble en fait deux trains de rouage complets, alimentés chacun par son propre réservoir d’énergie. Pour les remonter tous deux en un seul geste, Blancpain a imaginé une crémaillère à denture interne. Elle tourne sous l’action de la couronne et fait tout le tour du mouvement, engrenant avec les deux barillets simultanément. Chacun est assez puissant pour garantir une durée de marche de 7 jours, dont Blancpain est coutumier, représentée sur une fine jauge au dos du mouvement.

Le Brassus Tourbillon carrousel

Le Brassus Tourbillon Carrousel © Blancpain

Unification

Au final, l’action de ce double organe réglant, doublement tourbillon en fin de compte, est harmonisée par un différentiel, qui fait leur moyenne de marche afin de guider les aiguilles. Comme les deux organes étaient implantés à 11 et 5 heures, le mouvement de la Le Brassus Tourbillon Carrousel a subi une rotation de quelques degrés pour qu’ils se réalignent sur l’axe vertical. Ce qui explique la couronne à 4 heures : la symétrie sur le cadran l’a emporté sur celle de la boîte.

Décoration 

Restait la finition, qui est d’un niveau tout aussi élevé que le reste. La boîte à double godron Le Brassus (qui s’appelle aujourd’hui Villeret) épouse la taille du très grand calibre et son diamètre a été poussé à 44,6mm. Mais comme le calibre est relativement fin, surtout au regard de sa complexité et de sa réserve de marche, la montre se contente de 11,9mm d’épaisseur. L’impression de finesse est même plus importante puisque le fond est bassiné. En 2013, on voyait du bien plus imposant avec bien moins de substance. La platine est guillochée selon un motif rayonnant tellement lumineux, beau et soigné qu’elle fait office de cadran. C’est ce que l’on voit, en évidence, au centre d’un tour d’heure blanc. Sur cet anneau en émail grand feu, Blancpain a logé ses index en chiffres romains cintrés, de petites merveilles de style. Il y a donc quelque chose d’acrobatique et même d’ironique dans cette montre. Comme tout objet, elle représente aussi un message.

*Cette année GMT Magazine et de WorldTempus se sont lancés dans le projet ambitieux de résumer les 20 dernières années du tourbillon dans The Millennium Watch Book - Tourbillons, un grand et beau livre magnifiquement illustré. Cet article en est un extrait. The Millennium Watch Book - Tourbillons est disponible sur www.the-watch-book.com, en français et en anglais.

 

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En tant que plus ancienne marque horlogère au monde, Blancpain est l’archétype de la Manufacture à l’héritage horloger pluri-séculaire qui a su préserver sa tradition, tout en y insufflant un esprit d'innovation. A chaque époque correspond une invention qui a marqué son temps et est restée référente à travers les décennies.

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