Ces pièces qui peuvent faire la différence

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Ces pièces qui peuvent faire la différence - Only Watch 2013
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Le principe de la vente aux enchères réserve toujours son lot...de surprises. Regard sur certaines pièces qui seront présentées à l’occasion d’Only Watch, qui se tiendra le 28 septembre prochain à Monaco.



L’exercice proposé par Only Watch est révélateur du caractère horloger de chaque maison qui y participe. Certaines utilisent cette vente aux enchères comme la chambre d’écho de leurs plus grands talents. D’autres, au contraire, profitent de cette échappée non commerciale pour s’essayer à d’inhabituels exercices.
La sélection 2013 n’échappe pas à la règle, et on peut raisonnablement estimer que certaines pièces devraient atteindre des sommets.


Collectors ultimes

Parmi elles, celles qui sont véritablement uniques, en ce sens que même si elles en avaient la volonté, les marques concernées ne pourraient jamais les rééditer.
Deux pièces entrent dans cette catégorie : la Zenith « El Primero Stratos Flyback Striking 10th Tribute to Felix Baumgartner” et la Richard Mille Yohann Blake. Pourquoi ? Parce que la Zenith Stratos est le seul et unique prototype au monde ayant servi de base pour élaborer le modèle avec lequel Felix Baumgartner s’est élancé de l’espace, le 14 octobre 2012.
 

 

Concernant la Richard Mille Yohann Blake, c’est ici l’exemplaire personnel du sprinteur, celui avec lequel il remporta notamment trois médailles aux Jeux Olympiques de Londres en 2012 !
Ces deux pièces sont, de facto, des collectors ultimes.
 

 

Démonstrations techniques

Plusieurs maisons se sont essayées à un exercice plus technique. Deux catégories peuvent ici être distinguées : la technique décorative - celle des métiers d’art - , et la pure technique horlogère.
Roger Dubuis entre dans la catégorie de la pure technique horlogère. La manufacture a déployé sa virtuosité en insérant pour la première fois son tourbillon volant au sein de la Monégasque. Il n’est pas interdit de penser que la maison pourrait réitérer cette combinaison, ce qui ne manquera pas de donner d’autant plus de valeur à cet exemplaire dûment gravé 1/1.

 

 


Parmi les maisons démontrant leur savoir-faire esthétique spécialement pour Only Watch, Jaquet Droz place la barre très haut avec une pièce intitulée ‘The Loving Butterfly’. A partir d’un motif historique, dessiné une seule fois par l’un des automates imaginés par Pierre Jaquet-Droz au 18ème siècle, la maison a ressuscité l’enchantement du Siècle des Lumières pour l’architecture et la botanique : la calèche dans laquelle est installé un angelot est tirée par un papillon. D’un côté, un putto, emblème de la Renaissance et du Baroque italien ; de l’autre, une créature ailée devenue l’un des symboles de la beauté, de la légèreté et de la liberté. En second plan, le palais princier de Monaco est peint ton sur ton.

 



Dans un registre plus contemporain, Montblanc a décliné une version unique de son célèbre chronographe Nicolas Rieussec, ici dans sa version Rising Hours. La pièce est noire et or. Ce traitement DLC lui offre une extraordinaire profondeur ainsi qu’une puissance esthétique d’une rare intensité.
 




Monaco, muse inspiratrice

Van Cleef & Arpels est peut-être la maison qui réussit le mieux à combiner ces savoir-faire tant décoratifs que techniques. Pour Only Watch 2013, la maison de la place Vendôme a créé un modèle unique de ses célèbres Complications Poétiques. Ce modèle Lady Arpels « Une Journée à Monaco » permet d’admirer une mère et sa fille dansant sur un disque en or blanc et lapis-lazuli, lequel égrène le jour et la nuit sur fond d’un cadran en turquoise. La maison ne pouvait créer une pièce plus altière que cet exemplaire destiné à la Principauté de Monaco.
 

 


Monaco, justement, est le thème le plus direct en lien avec Only Watch. De nombreuses maisons en ont joué. Vacheron Constantin, par exemple, a créé une Patrimony Traditionnelle Heures du Monde, dont l’heure de référence n’est autre que le Rocher monégasque, situé sur la carte du cadran par un diamant.
 

 



Louis Vuitton, pour sa part, s’est inspirée pour sa Tambour Spin Time Regatta d’un dessin de Paul Pettavino, fils de Luc, créateur de la manifestation. L’adolescent de 15 ans, atteint de la maladie de Duchenne pour laquelle Only Watch collecte des fonds, a dessiné un bateau que la manufacture a repris sur son cadran. L’exercice, simple, ne porte pas moins en lui une charge émotionnelle d’une exceptionnelle puissance grâce à ce dessin unique.