Les enchères horlogères se multiplient, dans les salles de vente comme sur Internet. L’occasion idéale de faire de belles affaires, en suivant quelques règles simples.
Au départ, il y avait une bougie et un marteau. La première mesurait, il y a fort longtemps, la durée maximale que pouvait occuper une enchère. Le second, véritable sceptre du commissaire priseur, marque la fin de la vente, la fameuse adjudication.
Aujourd’hui, les ventes aux enchères ont bien changé. Ventes à distances, enchères physiques, en ligne, spécialisées, généralistes, multiplication des maisons de vente, des devises, etc. : les experts deviennent toujours plus experts, le grand public toujours plus... perdu !
Pourtant, sur le fond, rien n’a rien vraiment changé. « On tend à perdre de vue que le libellé exacte d’une vente est ‘enchère publique’ », rappelle à bon escient Didier Gottardini, expert indépendant. « Cela veut bien dire que tout le monde peut librement s’y rendre ». Quel est donc ce mur de verre que tant hésitent à franchir ?

Comprendre pour démystifier
La crainte de franchir la porte d’une salle de vente peut s’évanouir avec une meilleure connaissance du sujet. Première règle pour entrer en confiance dans une salle de vente : ne pas y aller tout de suite ! Une vente, ce sont des pièces proposées au plus offrant, et ces pièces sont publiées sur catalogue avant chaque enchère. C’est une obligation légale. La première étape est donc de se procurer ces catalogues pour se familiariser avec les pièces proposées et leur cote.
Toutefois, voir une pièce est bien, mais pas suffisant. « Dans la semaine qui précède la vente, dans la plupart des cas, les pièces sont exposées au public », rappelle Didier Gottardini. « Il ne faut pas hésiter à se rendre à cette exposition pour prendre la pièce en main, la passer au poignet ». Bien des surprises pourront alors être évitées, principalement sur la taille réelle du garde-temps convoité.
Il existe d’ailleurs en Suisse une démarche complémentaire fort utile à engager : le ‘commission report’. C’est la fiche détaillée d’une pièce, son rapport d’expertise complet. Il va donc bien au-delà du simple descriptif catalogue. Il est gratuit et fourni sur simple demande, c’est donc une source à ne pas négliger. Malheureusement, ce rapport n’est pas encore entré dans les mœurs en France.
Ce chemin de connaissance mène à l’acte ultime, l’achat. C’est ici un terrain personnel où deux règles doivent dominer : se fixer un budget à ne pas dépasser et prendre en compte la commission de la maison de vente, postérieure à la vente, et qui se situe en règle générale autour de 20%.

Le club des quatre
Ces recommandations s’appliquent à la totalité des maisons de vente. Mais en ce cas, laquelle aller voir en premier ? « On peut distinguer deux grands groupes », analyse Didier Gottardini. « Le premier est constitué des grandes maisons de vente internationales : Christie’s, Sotheby’s, Antiquorum, Bonhams. Le second groupe est davantage porté sur leurs marchés domestiques respectifs : Artcurial, Tajean, Pestel-Debord, Aguttes, Gros & Delettrez, entre autres ». En synthèse, on trouve surtout des lots exceptionnels dans le premier groupe, alors que les pièces plus accessibles seront dans le second.
Evidemment, le marché de la vente horlogère s’est considérablement développé, et même en dehors de ces maisons de vente. Alors pourquoi les privilégier, davantage qu’un site de vente, voire qu’un eBay ? La réponse tient en un seul mot : expertise ! Il est toujours possible, sur un site, de ne pas tout savoir d’une pièce – si tant est que ce ne soit pas une contrefaçon ! Avec un expert, ce risque est éliminé : il atteste de l’authenticité de la pièce, de son histoire, des ses modifications éventuelles, etc.
Cet avis éclairé ne vaut toutefois pas garantie : une pièce aux enchères est vendue « en l’état ». C’est à double tranchant : une pièce quelque peu abimée sera fortement décotée... et inversement. De même, une pièce « en l’état » peut un jour cesser de fonctionner sans qu’aucun recours ne soit envisageable.
Cette cote tient donc compte de l’état de la pièce. Toutefois, deux maisons peuvent afficher deux cotes différentes pour une même pièce ! « C’est officieux », décrypte Didier Gottardini, « mais effectivement certaines maisons sont plus ou moins spécialisées sur certaines marques. Elles fixent leurs cotes en fonction des résultats des dernières ventes, des cours, mais l’appréciation dépend de l’expert. Par nature, elle est donc subjective ». Pour se démarquer, les maisons de vente ont d’ailleurs favorisé leur spécialisation : Sotheby’s, par exemple, est devenue une maison très en pointe sur les montres de poche et pendules d’époque. Bonhams, elle, s’est fortement positionnée sur le marché anglo-saxon. Ce sont des variables à garder à l’esprit pour acheter ou vendre au mieux !

L’astuce de dernière minute
Presque convaincu ? La dernière réticence pourra s’effacer avec les ‘recalées’. Chaque vente comporte en effet son lot de pièces vendues... et invendues. Ce sont ces ‘recalées’. Dans plusieurs maisons de vente, elles font l’objet d’une exposition dédiée, après la vente. Il est alors possible de trouver la pièce de ses rêves à des prix parfois très attractifs, voire négociables. Une belle antichambre pour se faire la main avant d’entrer dans le grand salon !
Aujourd’hui, les ventes aux enchères ont bien changé. Ventes à distances, enchères physiques, en ligne, spécialisées, généralistes, multiplication des maisons de vente, des devises, etc. : les experts deviennent toujours plus experts, le grand public toujours plus... perdu !
Pourtant, sur le fond, rien n’a rien vraiment changé. « On tend à perdre de vue que le libellé exacte d’une vente est ‘enchère publique’ », rappelle à bon escient Didier Gottardini, expert indépendant. « Cela veut bien dire que tout le monde peut librement s’y rendre ». Quel est donc ce mur de verre que tant hésitent à franchir ?

Comprendre pour démystifier
La crainte de franchir la porte d’une salle de vente peut s’évanouir avec une meilleure connaissance du sujet. Première règle pour entrer en confiance dans une salle de vente : ne pas y aller tout de suite ! Une vente, ce sont des pièces proposées au plus offrant, et ces pièces sont publiées sur catalogue avant chaque enchère. C’est une obligation légale. La première étape est donc de se procurer ces catalogues pour se familiariser avec les pièces proposées et leur cote.
Toutefois, voir une pièce est bien, mais pas suffisant. « Dans la semaine qui précède la vente, dans la plupart des cas, les pièces sont exposées au public », rappelle Didier Gottardini. « Il ne faut pas hésiter à se rendre à cette exposition pour prendre la pièce en main, la passer au poignet ». Bien des surprises pourront alors être évitées, principalement sur la taille réelle du garde-temps convoité.
Procurez-vous le ‘commission report’
Ce chemin de connaissance mène à l’acte ultime, l’achat. C’est ici un terrain personnel où deux règles doivent dominer : se fixer un budget à ne pas dépasser et prendre en compte la commission de la maison de vente, postérieure à la vente, et qui se situe en règle générale autour de 20%.

Le club des quatre
Ces recommandations s’appliquent à la totalité des maisons de vente. Mais en ce cas, laquelle aller voir en premier ? « On peut distinguer deux grands groupes », analyse Didier Gottardini. « Le premier est constitué des grandes maisons de vente internationales : Christie’s, Sotheby’s, Antiquorum, Bonhams. Le second groupe est davantage porté sur leurs marchés domestiques respectifs : Artcurial, Tajean, Pestel-Debord, Aguttes, Gros & Delettrez, entre autres ». En synthèse, on trouve surtout des lots exceptionnels dans le premier groupe, alors que les pièces plus accessibles seront dans le second.
L'expert atteste de l’authenticité de la pièce.
Cet avis éclairé ne vaut toutefois pas garantie : une pièce aux enchères est vendue « en l’état ». C’est à double tranchant : une pièce quelque peu abimée sera fortement décotée... et inversement. De même, une pièce « en l’état » peut un jour cesser de fonctionner sans qu’aucun recours ne soit envisageable.
Cette cote tient donc compte de l’état de la pièce. Toutefois, deux maisons peuvent afficher deux cotes différentes pour une même pièce ! « C’est officieux », décrypte Didier Gottardini, « mais effectivement certaines maisons sont plus ou moins spécialisées sur certaines marques. Elles fixent leurs cotes en fonction des résultats des dernières ventes, des cours, mais l’appréciation dépend de l’expert. Par nature, elle est donc subjective ». Pour se démarquer, les maisons de vente ont d’ailleurs favorisé leur spécialisation : Sotheby’s, par exemple, est devenue une maison très en pointe sur les montres de poche et pendules d’époque. Bonhams, elle, s’est fortement positionnée sur le marché anglo-saxon. Ce sont des variables à garder à l’esprit pour acheter ou vendre au mieux !

L’astuce de dernière minute
Presque convaincu ? La dernière réticence pourra s’effacer avec les ‘recalées’. Chaque vente comporte en effet son lot de pièces vendues... et invendues. Ce sont ces ‘recalées’. Dans plusieurs maisons de vente, elles font l’objet d’une exposition dédiée, après la vente. Il est alors possible de trouver la pièce de ses rêves à des prix parfois très attractifs, voire négociables. Une belle antichambre pour se faire la main avant d’entrer dans le grand salon !