L'Agefi - 29 novembre 2010
Arrivé dans le pays au début des années 1990, l'entreprise propriété du groupe genevois Richemont (dont l'activité horlogère est basée au Locle) prévoit d'ajouter quatre ou cinq nouvelles boutiques à la centaine de présences déjà en place. «Nous sommes très satisfaits des évolutions de ce marché, explique en substance le CEO Lutz Berghe à Bloomberg, depuis le siège de Hambourg. Le potentiel de progression reste important.» Les revenus émanant du marché chinois ont déjà dépassé ceux en provenance des Etats-Unis. Mais il n'est pas le seul à présenter de belles opportunités. «L'Inde est également un marché dynamique. Là aussi le potentiel est considérable.»
Originellement spécialisé dans les instruments d'écriture haut de gamme mais désormais plus largement positionné dans les accessoires de luxe (horlogerie, bijouterie, maroquinerie, etc...), Montblanc a consenti d'importants investissements dans le sous-continent ces dernières années. L'entreprise y compte ainsi déjà dix-sept représentations commerciales. Au rang des marchés attractifs, le directeur exécutif cite également les anciens pays du bloc soviétique, tel que l'Azerbaïdjan.

Durant le premier semestre clos à fin septembre, Montblanc a enregistré des revenus en hausse de 28% (à 303 millions d'euros), par rapport à la même période de l'année dernière. Soit 11% du chiffre d'affaires total du groupe Richemont. Le bénéfice opérationnel de Montblanc a lui atteint 48 millions d'euros (+66%). (SP)
