Si plusieurs marques de montres ont engagé des recherches sur les « montres sans huile », d'autres imaginent déjà une révolution dans la lubrification micro-mécanique : la vapeur d'alcool !

A l'échelle du micron, avec des micro-mécaniques qui sont réalisées avec les mêmes types de gravure que les circuits imprimés, pas question d'utiliser les lubrifiants liquides traditionnels : cela équivaudrait, selon Seong Kim, de la Pennsylvania State University, qui intervenait récemment au congrès annuel de l'American Chemical Society, à « faire nager quelqu'un dans une piscine emplie de miel »…
Que faire pour ces micro-moteurs et toutes les pièces issues des nanotechnologies, souvent désignées sous le nom de Mems (MicroElectroMechanical Systems), mais toutes ennemies des frottements qui raccourcissent leur durée de vie ?
L'équipe de Seong Kim et celle de Michael Dugger (laboratoire Sandia, Albuquerque, Nouveau-Mexique) ont travaillé sur un concept de lubrifiant inattendu, en utilisant un gaz rare (l'argon, gaz neutre) et une petite quantité d'alcool (pentanol).
Les résultats semblent spectaculaires : les micromécaniques à base de silicium survivent 170 000 fois plus longtemps lorsqu'elles baignent dans cette atmosphère ! Pour Seong Kim et Michael Dugger, les molécules de pentanol se fondent dans le silicium pour former un film monomoléculaire.
On n'en est évidemment qu'à un stade expérimental, mais une voie se dessine pour des lubrifiants hyper-fins adaptés aux nanomécaniques. Un jour ou l'autre, les horlogers y auront recours…
SOURCE : Science Direct (cliquez sur la mite ci-dessus pour découvrir l'article scientifique qui décrit le procédé)…