«Revolution» chamboule les codes du luxe

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Edipresse Luxe lance la version francophone du magazine de haute horlogerie «Revolution». Un univers raffiné où se côtoient des marques prestigieuses dans des mises en scène avant-gardistes

Edipresse Luxe lance la version francophone du magazine de haute horlogerie «Revolution». Un univers raffiné où se côtoient des marques prestigieuses dans des mises en scène avant-gardistes

 

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Le grand soir est arrivé. Dès aujourd‘hui, les amateurs de montres pourront se procurer en kiosque l‘édition franco­phone du magazine de haute horlogerie Revolution . Edipresse Luxe (la branche consacrée au secteur haut de gamme du groupe) vient de lancer cette édition trimestrielle en Suisse, en France et en Belgique. Tirée à 35 000 exemplaires, la dernière-née complète la constellation des Revolution Asie, Etats-Unis, Espagne et Russie. L‘objec­tif? «Faire un bel objet, nous adresser à un lectorat plus large que les seuls initiés», s‘enthousiasme Michel Jean­ not, son rédacteur en chef.

 

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Originalité et prestige

Pour se démarquer de ses concurrents, le magazine veut donner une nouvelle vision du produit horloger en le met­tant en scène de manière originale, mais toujours sophistiquée. Finies donc les photos classiques de montres portées au poignet par des gentlemen à l‘air austère. «Nous voulons surpren­dre les lecteurs par un ton décalé, leur faire percevoir l‘horlogerie de ma­nière différente, car nous croyons que la montre est un objet d‘art», ajoute Michel Jeannot. «C‘est pourquoi nous avons été chercher des personnes qui viennent d‘un tout autre univers pour concevoir le magazine», précise Hé­lène Bouillaguet, art director de Revol­ution . Pour s‘en convaincre, il suffit de se laisser porter par le thème de ce premier numéro: les sept péchés capitaux... Ainsi, luxure, colère et paresse se jouent de l‘esthétique des montres, mais aussi des patrons des grandes marques, qui ne sont pas tou­jours épargnés! Quant à l‘abondant contenu rédactionnel (le magazine fait entre 250 et 300 pages) il vise à «met­tre en valeur l‘horlogerie par rapport à ceux qui la font, qui travaillent le produit et le réfléchissent», assure le rédacteur en chef de la version fran­çaise de Revolution .

 

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Le magazine «Revolution», un bel objet sur la haute horlogerie qui ne s‘adresse pas qu‘à des initiés.

 


Un marché dense

«Actuellement, le magazine de luxe représente un marché dense et en pleine expansion, dans lequel Edi­presse compte bien jouer un rôle de premier plan», affirme Marco Catta­neo, directeur d‘Edipresse Luxe. Le lancement de Révolution s‘inscrit di­rectement dans cette stratégie de crois­sance. Afin de s‘imposer dans le seg­ment de la haute horlogerie avec ce nouveau titre, le groupe de presse romand mise sur l‘atout de la proxi­mité géographique avec les grandes marques horlogères. Marco Cattaneo est catégorique: «Il y a un réel poten­tiel et une vraie nécessité à faire exister ce magazine au coeur de la haute horlogerie.» Souhaitons-lui donc des lendemains qui chantent.

 Semaja Fulpius

 

Source: Le matin Dimanche - 28 septembre 2008