
MB&F nouvelle HM 3 : une montre ou un jouet ?
Faute d‘informations données par Max Busser sur sa prochaine HM 3 (troisième génération des modèles de la marque), il faut bien aller chercher des renseignements auprès des « friends » (le F de MB&F). Premiers résultats d‘une enquête en terre créative et premiers éléments des sources d‘inspiration.
Une enquête consiste à explorer toutes les pistes et à pousser toutes les portes possibles, pour les refermer au fur et à mesure des réponses aux questions posées, afin de ne laisser ouvertes que celles qui cachent une partie de la vérité. Les investigations sur la future HM 3 continuent, avec audition des « friends » de Max Busser qui s‘avèrent les plus suceptibles de nous aider à anticiper la découverte de la montre.
Eric Giroud n‘est pas le primus inter pares des Friends de Max Busser, mais c‘est sans doute celui dont l‘apport est le plus visible, puisque c‘est lui qui signe le design de la future HM 3, tout comme il a conçu la ligne des HM 1 et des HM 2. Il était donc naturel qu‘on commence par lui pour en savoir plus sur la future HM 3, dont l‘apparition publique est toujours programmée pour la mi-octobre.
Dans le style Buddy Holly pour les lunettes et James Dean à grande mèche pour la silhouette de vieil étudiant juvénile, Eric Giroud est une référence pour la nouvelle génération des designers horlogers. On le croise dans les galeries d‘art contemporain, où il fait son « jogging visuel », et dans les ateliers de haute horlogerie des vallées suisses, où il sait imposer, d‘une voix douce et d‘un ton naïf faussement étonné, ses multiples conceptions de ce que devraient être les montres contemporaines. Ultra-discret sur ses clients, célèbres ou plus modestes (ces temps-ci, la paranoia des grandes maisons devient pathologique), il promène un regard amusé sur les vitrines de nouveautész, mais il lui arrive de dégainer sans indulgence pour « flinguer » les imposteurs d‘un milieu toujours prêt à photocopier les bonnes idées des autres ou à repomper les recettes qui marchent chez les voisins.
C‘est dans l‘univers des jouets, de l‘enfance et des mythologies du quotidien qu‘il avoue avoir puisé quelques idées pour la nouvelle HM 3, Max Busser ne lui ayant donné comme point de départ que quelques indications techniques sur le futur mouvement.

Nouveaux indices à propos de la HM 3 : Mickey (dont tous les initiés savent qu‘il se résume graphiquement à une structure de sept cercles : ci-dessous) et Thunderbird, une série de science-fiction autrefois appréciée des babyboomers, qu ont conservé la nostalgie de ces marionnettes galactiques d‘avant le déchaînement des mangas.

Impossible d‘en savoir plus (les consignes de MB&F sont très strictes, surtout avec Worldtempus en campagne), mais ces premiers éléments, ajoutés aux déductions précédentes (voir ci-dessous), permettent d‘affiner l‘approche de cette mystérieuse HM 3, en admettant pour postulat qu‘elle ne sera ni ronde, ni carrée, ni rectangulaire, ni tonneau (formes de boîtiers trop banalisées et donc jugées indignes de MB&F). Estimons que ce troisième boîtier sera... baroque, comme on le dit des perles irrégulières.
Si Mickey ne pose pas de problème côté image, on peut, grâce à Internet, retrouver la station orbitale de Thunderbird que John Tracy utilise pour traquer la pègre intersidérale. Sur l‘image ci-dessous, on repère bien une forme originale (très vaguement circulaire) et un dôme-tourelle. De quoi confirmer que la montre affichera plutôt des lignes arrondies sans être rondes, ce qui expliquerait aussi la référence à Mickey. On comprend également mieux les « tourelles » de la seule image disponible de la HM 3 sur le site de MB&F (voir nos informations précédentes).

C‘est décidément du côté de ces étranges tourelles qu‘il faut maintenant enquêter. On ne sait toujours pas s‘il y en a deux, trois ou quatre. En examinant l‘image diffusée par MB&F et la taille de ce qui semble être une couronne de remontage, quatre « tourelles » semblent exclues : elles seraient trop petites. Trois : pourquoi pas ? Pourtant, à moins d‘une asymétrie qui n‘est pas dans le goût strict de Max Busser, la troisième « tourelle » se profilerait dans le prolongement des deux premières. Or, on ne l‘aperçoit pas...


Donc, optons pour deux « tourelles ». D‘où la question suivante : à quoi pourraient bien servir ces « tourelles » ? Elles sont logiquement placées sur le dessus de la montre (dessous, elles seraient trop inconfortables au porter). Usages possibles : soit loger des éléments de mouvement (micro-rotors parallèles, axes, pignons ou autres), soit loger des éléments d‘affichage.

Il devient désormais urgent d‘interroger le « friend » chargé des aiguilles, ne serait-ce que pour vérifier si l‘affichage de la HM 3 se fait bien par aiguilles. Dans ce cas précis, le « friend » est une « friend », Isabelle Chillier, la jeune « aiguillière » qui manage son entreprise familiale. Direction la maison Fiedler, à Genève.
A suivre...
Nos autres informations concernantla MB&F HM 3 : cliquez sur l‘image ci-dessous...
