Le chronométrage officiel des Jeux de Pékin sera signé Omega. Intrusion dans les coulisses de l'événement…
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Le huitième jour du huitième mois de la huitième année de ce siècle, à exactement huit heures, huit minutes et huit secondes, le compte à rebours mis en place par Omega sur la place Tien An Men à Pékin, sera parvenu à son terme. Pour la marque suisse, l'aventure du chronométrage officiel des Jeux olympiques pourra commencer. Il aura fallu plusieurs avions gros porteurs pour amener les 450 professionnels qui prendront en charge le calcul des temps des 2000 athlètes et l'affichage des données, ainsi que leurs 420 tonnes d'équipement qui incluent 175 km de câbles et de fibres optiques, 322 panneaux d'affichage et les 70 écrans de présentation grand public disposés sur les 37 sites chinois où se dérouleront les épreuves. L'appareil de chronométrage sportif le plus connu reste, pour les compétitions d'athlétisme, la caméra «photo-finish» (Omega Scan'O'Vision) mise en place sur les lignes d'arrivée. Si le procédé est connu depuis le début du XXe siècle, il n'a été officiellement adopté par les autorités olympiques qu'en 1948 (Jeux de Londres). Mais il n'a cessé d'être amélioré, au point de proposer aujourd'hui, quelques fractions de seconde après le franchissement de la ligne, des images ultraprécises de chaque arrivée, à la vitesse de 2000 images par seconde (soit une image pour deux millièmes de seconde). On retrouve aussi les technologies de pointe mises en oeuvre par Omega dans les senseurs intégrés sous les starting- blocks des coureurs. On peut ainsi détecter les faux départs avant le coup de pistolet du starter, qui est lui aussi électronique en dépit de son aspect de pistolet classique
Plus étonnantes encore: les puces informatiques logées dans les chaussures des marathoniens, qui permettront de les suivre individuellement, tout au long des 42 km de l'épreuve, en relevant les temps intermédiaires et en les localisant grâce à un repérage par GPS. Ultrapointues aussi, les prises de mesure par laser des performances réalisées dans les sauts (longueur, hauteur) ou dans les jets (poids, disques, etc.). Quant aux caméras, elles seront également dans les bassins de natation, avec affichage en continu des possibles records du monde et «plaques de touche» à palpeurs électroniques pour juger les arrivées au millième de seconde (intervalle de temps qui correspond à quelques millimètres sur la longueur d'un bassin…).
Show must go on!
Omega ne se contentera pas de prendre les temps: la marque biennoise écrira le temps! C'est que le sport olympique est aujourd'hui un spectacle, non seulement pour les spectateurs sur place, mais surtout pour les centaines de millions de téléspectateurs mobilisés à travers le monde. Si les juges ont besoin d'informations impartiales sur chaque épreuve disputée, les amateurs réclament une mise en scène parfaite pour mieux comprendre les enjeux de chaque compétition. Les panneaux d'information dispensent désormais des données qui concernent les temps chronométrés en temps réel, mais également des rappels des records précédents et des enjeux à battre. Les résultats décomptés et validés par les juges doivent être ensuite affichés, puis diffusés dans toute la planète. Les enjeux chronographiques et médiatiques sont colossaux, même pour une marque comme Omega, qui signera à Pékin sa 23e Olympiade officielle. C'est en 1932 qu'Omega avait fourni ses premiers chronographes mécaniques. La marque était alors la première maison horlogère à décrocher le titre prestigieux de «chronométreur officiel ». Et un contrat a déjà été signé pour le chronométrage sportif et le traitement des données lors des Jeux olympiques d'hiver de Vancouver (2010) et d'été de Londres (2012). Omega bénéficie dans ce domaine des compétences, des recherches et des avancées technologiques de Swiss Timing. Une des plus discrètes sociétés du Swatch Group, qui n'en est pas moins leader mondial pour le chronométrage des épreuves sportives et pour l'exploitation des résultats («data mining ») en temps réel. Alors, place à l'émotion…
G. P.
L'horloge Omega sur un timbre
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L'horloge officielle «compte à rebours » d'Omega, chronométreur des 29e Jeux olympiques, n'est plus seulement présente sur la place Tien An Men à Pékin. On la retrouve désormais sur un set de timbres émis par la République populaire de Chine. Et de la même manière que les Jeux débuteront le 8.8.2008 à 8 h du soir, cette illustration constitue l'un des 8 sujets choisis pour cette série limitée dont chaque timbre vaut 0,80 yuan… Au cas où certains n'auraient pas encore saisi qu'il s'agit d'un chiffre porte-bonheur!
S. G
Tribune des Arts - No363 - Juillet-Août 2008

