Certaines marques horlogères notent désormais un pic de leurs ventes au moment où les traders touchent leurs bonus. « Les montres sont devenues un accessoire de référence, une sorte de signe de reconnaissance, même pour les gens qui ne disposent pas de gros revenus », souligne Hubert Lapipe, dirigeant de Panel 5, spécialiste du marché de l'horlogerie. Pour certains, ce sont même des valeurs refuges. Les montres sont les seuls produits de luxe à prendre de la valeur avec le temps, à la faveur d'un véritable marché de collection.
Accompagnant cette évolution des comportements, LVMH a profité d'un marché dynamique au niveau mondial, estimé à plus de 10 milliards d'euros par Eurostaf. Une embellie qui a aussi concerné la France, puisque, en 2006, la vente de montres y a bondi de 11 % en valeur pour franchir la barre du milliard d'euros. Les pièces haut de gamme, en particulier, ont séduit, avec une croissance de 20 % pour celles affichées à plus de 3.000 euros. Preuve que l'innovation et l'investissement marketing tous azimuts ont porté leurs fruits.
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