Pas de peur de la récession

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Le groupe de luxe a publié un bénéfice net record de plus de 2 milliards d'euros en 2007, en dépit des effets de change.
LVMH assure, mercredi 6 février, pouvoir “tout à fait gérer“ les conséquences d'une éventuelle récession américaine si celle-ci est limitée. Le P-DG du groupe de distribution et de luxe, Bernard Arnault, a estimé que cela "n'entraînerait pas de conséquence majeure" sur l'évolution du groupe, qui a crû régulièrement au cours de ces 5 dernières années. "Si cette crise, comme je le crois, est relativement limitée, si la récession est faible, de moyenne ampleur, sur un ou deux trimestres, et [que l'économie] connaît une reprise à partir de 2009, je pense que les conséquences seront limitées, faibles, voire inexistantes" sur LVMH, a-t-il affirmé lors de la conférence de présentation des résultats annuels. "Evidemment, si une catastrophe du type de 2001" intervenait, "ce serait différent pour nous", a-t-il reconnu, en soulignant cependant que le pouvoir d'achat des clients de LVMH est "élevé", ce qui le protège des soubresauts de l'économie mondiale.
Alors que l'année 2008 débute "dans une situation assez préoccupante globalement sur un plan économique et financier international", elle commence selon lui pour LVMH "sous de bons auspices", dans la lignée de l'activité enregistrée en décembre. Le groupe a fait état mercredi d'un bénéfice net “record“ de 2,025 milliards d'euros en 2007, et ce, malgré un net ralentissement de sa progression et un impact "élevé" des effets de change. Les profits ont progressé de 8%, mais sont légèrement inférieurs aux prévisions des analystes de Thomson Ibes (20,74 milliards). Le groupe avait enregistré une croissance de 30% en 2006, contre 8% l'année dernière, une différence que LVMH impute aux “importantes plus-values de cession“.
Son bénéfice opérationnel courant atteint 3,555 milliards (+12%) et ressort supérieur aux attentes. Idem pour le chiffre d'affaires, qui a progressé de 8% à 16,481 milliards d'euros, là aussi un "record", quand les analystes escomptaient 16,436 milliards. Croissance à 2 chiffres dans tous les segments En organique, les ventes de LVMH ont progressé de 13%, et affichent des croissances à deux chiffres dans tous les segments d'activité, notamment chez le maroquinier Louis Vuitton. Sa marge opérationnelle courante s'élève à 22%, contre 21% en 2006, grâce à une progression à deux chiffres des résultats opérationnels courants de chaque division.
"Cette performance est d'autant plus remarquable que l'impact négatif de change était encore élevé, concentré en grande partie sur le second semestre", commente le groupe, soulignant qu'"à taux de change constants, la croissance du résultat opérationnel courant est de 20%".
Pour l'année en cours, la société se dit "bien placée pour aborder" l'exercice, et s'est fixé comme "objectif une augmentation sensible de ses résultats". Source : Challenges.fr LVMH_321430_0Modèles de la collection printemps-été 2008 de Louis Vuitton (c) Reuters
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