Nouvelles salles dans les musées

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Walter von Känel s'est fait un devoir d'effectuer un travail de mémoire
Chez Longines, le futur se décline toujours en puisant dans des racines vieilles de 175 ans. Année où Auguste Agassiz a ouvert un comptoir à Saint-Imier. Détour par le musée, qui s'apprête à ouvrir de nouvelles salles jeudi!

L'histoire de Longines reste une source intarissable de culture horlogère. Puisque, produits manufacturés à l'appui, la maison imérienne a toujours misé sur la qualité et la précision. Histoire oblige, en cette année où l'on fête 175 ans de savoir-faire, s'impose un retour vers le passé. En effet, tout a commencé en 1832, lorsque Auguste Agassiz a implanté un comptoir d'horlogerie à Saint-Imier. Mais il faudra attendre 1867 et son neveu Ernest Francillon pour voir le sablier ailé, symbole de la marque, l'emporter aux quatre coins du monde.

La mesure du temps pouvait donc commencer avec, en prime, une vitrine régionale devenue planétaire. Corollaire de ce succès, le bon développement d'une économie régionale avec, parallèlement, la mise en place d'un volet social qui peut encore faire des envieux aujourd'hui. Ce à quoi travaille depuis plusieurs lustres Walter von Känel, président de la direction.

Ce manie-tout ne craint pas de payer de sa personne pour que la machine tourne avec une précision tout horlogère. En très étroite collaboration avec Swatch Group, il a réussi à balayer nombre de problèmes au bénéfice de solutions dynamiques. Tout en ouvrant régulièrement de nouveaux marchés. Parallèlement, Walter von Känel s'est fait un devoir, sinon un plaisir, d'effectuer un travail de mémoire en pérennisant les acquis divers de Longines.

Partageant son temps entre Saint-Imier et le reste du monde, coincé à son bureau voire dans un siège d'avion, le patron a trouvé le temps de créer les Musées Longines. Puisqu'il faut les mettre au pluriel.

En effet, en 1992, un espace retraçant l'histoire généreuse de la maison depuis 1832 a été inauguré. Plus tard, en 2003, à l'occasion de 125 ans de chronométrage, des techniques diverses et évolutives ont trouvé place à Saint-Imier. Cela étant, un musée spécialement dédié à la 30 millionième montre Longines s'est aussi concrétisé. Le visiteur découvre des styles, des modes, des formes. Et, dès jeudi prochain, des nouvelles salles!

 

Une mémoire vivante

Comme il se doit dans une manufacture horlogère digne de cette appellation, on (re) trouve toujours un homme d'exception. Une sorte de mémoire vivante avec, en prime, un savoir-faire frisant la perfection. Chez Longines, il se nomme Frank Vaucher. Chronométrier de valeur, ce maniaque de la précision a été le premier conservateur du Musée des montres historiques. Atypique, cet homme aux doigts d'or est intarissable et, surtout, il ventile une formidable richesse de savoir horloger dans la conversation. D'une modestie qui n'a d'égale que sa dextérité, Frank Vaucher sait l'horlogerie comme d'autres le violon. Avec passion évidemment. Son message mériterait assurément un bouquin. Mais il consulte ceux que l'on doit à la volonté de Walter von Känel.

 

L'Impartial / Aldo-H. Rustichelli / www.limpartial.ch
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