Consolidation générale

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Renforcement de la présence sur plusieurs marchés, conquête d'un Brésil peu commode de par ses systèmes de taxes ou accent mis sur les collections féminines, la marque déborde de projets.

WORLDTEMPUS  - 21 mars 2009

Louis Nardin


CEO de Longines, Walter Von Kaenel déborde d'enthousiasme lorsqu'il évoque la santé de sa marque, à juste titre d'ailleurs. Avec Tissot, les deux maisons, propriétés du Swatch Group, ont augmenté leur chiffre d'affaires en 2009 alors que la branche traversait une année noire. En une dizaine d'années, la société dont le symbole est un sablier a presque doublé son chiffre d'affaires. Par ailleurs, une mise en perspective des ventes de Longines avec les statistiques des exportations horlogères suisses pour son segment de prix – 750 francs suisses jusqu'à 3'000 – laisse clairement entendre sa progression sur ce marché par rapport à la concurrence.

 

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Riche à tout point de vue – proportions de modèles hommes et femmes, parts de pièces mécaniques et à quartz, genres variés (sport, traditionnel, chic) -, le catalogue accueille depuis l'automne dernier la Prima Luna, une nouvelle ligne destinée à étoffer les rangs des modèles féminins. En effet, les pièces masculines représentent aujourd'hui plus de la moitié des ventes, une part que Walter Von Kaenel veut réduire pour trouver un nouvel équilibre.

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Côté moteur, presque les deux tiers des modèles abritent un calibre mécanique pour un dixième seulement il y a dix ans. Cette année, la Longines Column-Wheel Chronograph marque un renforcement supplémentaire de cette branche puisqu'il abrite le premier mouvement développé par le manufacturier ETA –propriété du Swatch Group – pour la marque ; un calibre également mis à disposition d'Hamilton, une autre société de la holding.  Et Walter Von Kaenel ne compte pas en rester là, pour preuve les trois nouveaux calibres actuellement en développement.

Côté marchés, Longines intensifie encore sa présence en Chine comme elle vise désormais à s'implanter durablement dans d'autres pays du BRIC. Le Brésil arrive en tête des priorités. Et malgré les complications liées aux règles et processus d'importation et aux modalités de vente, la marque entend y entrer de plain-pied. L'Inde fait également l'objet de toutes les attentions, tout comme les Etats-Unis où marque n'a pas trop souffert de la chute de l'économie locale pour cause d'une présence encore limitée sur place. Toujours aussi confiant dans l'avenir, Walter Von Kaenel se déclare optimiste sur les résultats de l'année en cours.

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