WORLDTEMPUS - 13 septembre 2011
Olivier Müller
Linde Werdelin se développe en France avec l'arrivée d'un nouveau point de vente, Colette. A quelques pas de la place Vendôme, la jeune marque complète ainsi sa distribution, assurée jusqu'à présent par L'Eclaireur et le Vieux Campeur. « Le marché français est dynamique ; nous ne recrutons pas spécialement de nouveaux vendeurs, ce sont plutôt eux qui viennent à nous », confie Morten Linde, co-fondateur.

Dernière née de la gamme Spido, la SpidoSpeed fait ainsi son arrivée dans l'Hexagone. La montre avait été présenté à Bâle et les premiers modèles de cette série limitée à 3 400 exemplaires sont maintenant disponibles en 3 versions (Steel, Steel DLC et Titanium), pour des prix oscillants entre 11'000 et 16'000 euros. Le client type? « De 35 à 60 ans, essentiellement à la recherche d'un produit de niche. Nos clients sont souvent des habitués de Panerai, Audemars-Piguet ou Rolex », poursuit Morten Linde.

Résolument atypique, avec un design acéré et un boîtier en large partie évidé, la SpidoSpeed remporte le pari de la virilité assumée, sans tomber dans la facilité de l'oversize habituellement utilisée pour y parvenir. C'est le premier chronographe de la marque. Seconde nouveauté, Linde Werdelin a fait appel à Concepto pour la création du mouvement. Le bureau d'étude, qui a déjà œuvré pour Benjamin Muller ou Dior, avait notamment pour mission de dessiner un mouvement et un boîtier dont les poussoirs ne dépassent pas de la carrure. Morten Linde justifie cette exigence par la possibilité offerte à la Spido-Speed de recevoir un ordinateur portatif additionnel, véritable marque de fabrique de Linde Werdelin qui caractérise son positionnement plongée / montagne.

Face à un marché européen relativement morose cette année, et comparé par exemple aux débuts si encourageants rencontrés en Italie mais hélas non pérennes, Paris pourrait se positionner comme le prochain relais européen de la croissance de LindeWerdelin.