Tout commence par un accident potentiellement fatal. Dans les années 1950, Jean-Jacques Fiechter, patron de Blancpain et plongeur passionné, perd la notion du temps sous l’eau... Ceci marque un tournant. Jean-Jacques Fiechter commence à réfléchir aux limites des montres de l’époque : étanchéité incertaine, mauvaise lisibilité, mécanismes vulnérables. Il veut aller plus loin. Son objectif : concevoir la première montre de plongée réellement fiable. Trois brevets donneront naissance à la Fifty Fathoms – non pas un bel objet pour briller à terre, mais un outil pensé pour survivre aux profondeurs.
Trois Brevets Décisifs
A ces trois brevets s’ajoutent des choix visionnaires: remontage automatique, grand diamètre, fort contraste noir/blanc, index luminescents et même protection antimagnétique avec une cage interne en fer doux, anticipant les perturbations électromagnétiques rencontrées en plongée.
Un Nom Shakespearien
Bob Maloubier et Claude Riffaud, fondateurs des nageurs de combat français, cherchent une montre répondant aux besoins spécifiques des missions sous-marines. Le prototype de Fiechter coche toutes les cases: étanche, lisible, robuste. La Fifty Fathoms devient l’instrument standard de la Marine française, puis d’autres armées.
Mais un obstacle administratif survient : la France exige l’achat d’équipements militaires auprès d’entreprises nationales. Blancpain passe alors par Spirotechnique (groupe Air Liquide), distribuant les montres sous la marque «Aqualung». Ce partenariat entraîne un lien fort avec Jacques-Yves Cousteau – puisque Air Liquide appartenait à la famille de son épouse. Le Commandant choisit la Fifty Fathoms pour son équipe lors du tournage du «Monde du silence».
No Radiations
Milspec 1 et 2
Naissance et renaissance de la fifty fathoms
1953
2003
2007
Fifty Fathoms Tech-nicolors : Pensée pour les profondeurs, sublimée en surface
Les origines de… la Fifty Fathoms de Blancpain