Tout commence par l’éclosion des bourgeons. Puis, au fil d’une même journée, certaines fleurs s’ouvrent tandis que d’autres se referment, selon un rythme qui leur est propre. Le botaniste Carl von Linné l’observe dès le milieu du XVIIIe siècle, imaginant alors une horloge florale dans laquelle le temps serait indiqué par l’ouverture et la fermeture de différentes espèces végétales, disposées comme les sections d’un cadran. Poétique, n’est-ce pas ?
Si cette horloge florale n’a jamais véritablement vu le jour, son principe a inspiré Van Cleef & Arpels dans la création de la Lady Arpels Heures Florales.
Sur le cadran, douze corolles s’animent pour indiquer les heures : elles s’ouvrent et se ferment en ne formant jamais vraiment le même bouquet, à l’image d’un paysage évoluant au fil du temps.
La magie du spectacle repose sur l’alliance entre complexité mécanique et apparente légèreté. Derrière ce jardin en mouvement, un module développé dans les Ateliers Horlogers de la Maison à Genève orchestre l’animation des corolles : leur ouverture fait éclore une lecture de l’heure toujours changeante : d’une heure à l’autre, d’un jour à l’autre, l’heure n’est jamais affichée par l’éclosion des mêmes fleurs. C’est précisément ce principe qui confère à la pièce son caractère si naturel, presque organique. Cette impression est encore renforcée par le décor lui-même, véritable jardin joaillier cultivé au cœur du boîtier : pétales en peinture miniature, branches en or sculpté, nacre délicatement travaillée, diamants semés avec finesse. Les minutes, elles, se lisent discrètement sur le côté du boîtier.
Une fois le jardin en fleurs, quoi de plus naturel que de voir apparaître des papillons ? Avec la Lady Lucky Spring Butterfly, Van Cleef & Arpels prolonge tout naturellement cette scène printanière. Sur un cadran bleu profond, ponctué de fleurs de prunier en relief, un papillon avance au fil des minutes avant de revenir à son point de départ à chaque nouvelle heure.
Cette présence du papillon n’a rien d’anodin. Elle s’inscrit dans l’histoire de Van Cleef & Arpels, qui en a fait l’un de ses motifs de prédilection dès 1906. Depuis 120 ans, sa silhouette délicate traverse les créations de la Maison, de la joaillerie à l’horlogerie, souvent figuratif, parfois interprété de façon plus stylisée. Avec Lucky Spring, il prolonge un imaginaire cher à la Maison : celui de la chance puisée dans la nature. Au trèfle à quatre feuilles qui inspira le motif Alhambra répond ici le papillon, autre messager du bonheur, plus léger, plus mobile, comme si la chance, après avoir fleuri dans les prairies, prenait enfin son envol.
De pièce en pièce, Van Cleef & Arpels compose ainsi une véritable scène printanière. Les fleurs s’ouvrent, les papillons volent et le temps prend vie. Cet imaginaire atteint son expression la plus spectaculaire dans les très rares automates de la Maison, à l’image de l’Apparition des Baies. Ici, un bouquet de feuilles laquées s’ouvre pour révéler un oiseau précieux qui déploie ses ailes avant de regagner son refuge. Un papillon veille sur la scène, tandis que les heures se lisent discrètement sur une bague rotative. La vidéo en dira plus que les mots !