Qu’ont en commun Napoléon Bonaparte, Marie-Antoinette, Winston Churchill et Pierre Niney, alias le Comte de Monte-Cristo ? Tous ont porté une Breguet au poignet. La marque, née en 1775, a traversé guerres, krachs boursiers, révolutions technologiques et menace du quartz, sans jamais quitter la scène. Mieux : elle a accompagné les personnalités les plus influentes de leur époque.
Une histoire en mouvements
On connaît l’essentiel de l’histoire. En 1775, Abraham-Louis Breguet quitte Neuchâtel à 16 ans pour se former à Paris, où il fonde bientôt son atelier quai de l’Horloge, sur l’Île de la Cité. Les innovations s’enchaînent : montre automatique « perpétuelle », ressort-timbre, clé à cliquet… En 1784, il est officiellement nommé maître horloger. Son nom circule dans toute l’Europe, son entreprise croît, devient une manufacture, puis une véritable épopée.
Montre perpétuelle à tact de 1827, dotée d’une indication de la date et de la réserve de marche, spécialement créée pour le roi George IV.
Vente Sotheby's, novembre 2025.
Montre tourbillon de 1809, dotée d’un échappement naturel, d’une indication de l’état de remontage, d’une petite seconde et d’une seconde d’observation activée par piston.
Vente Sotheby's, novembre 2025.
Le style Breguet
À cette virtuosité technique s’ajoute très vite une leçon de style. Les aiguilles « pommes », les chiffres arabes affinés, les boîtiers subtilement amincis : tout participe à une signature visuelle devenue mythique. Associés à de grands cadrans émail, ces codes imposent un langage esthétique qui influencera durablement l’horlogerie. Visionnaire, Breguet saisit mieux que quiconque l’importance du geste. En 1786, il introduit le guillochage en horlogerie, un détail culte, encore au cœur de l’ADN de la Maison, qui a même reconstruit une trentaine de tours à guillocher. Gravure, anglage : autant de savoir-faire qui auraient pu disparaître sans une transmission acharnée, des générations formées, des outils modernisés. Une telle histoire méritait un hommage. Mais verser dans la nostalgie ? Très peu pour Breguet. Ici, on préfère célébrer le passé en façonnant l’avenir : avec des collections parmi les plus abouties du moment.
La gravure a traversé les âges pour devenir aujourd’hui l’une des dimensions identitaires de Breguet.
Abraham-Louis Breguet est le premier à introduire le guillochage dans l’horlogerie, dès 1786.
Doublé Joaillier
Honneur aux femmes avec la seule collection spécifiquement féminine de la maison : la Reine de Naples. Le premier modèle fut créé pour Caroline Murat, sœur cadette de Napoléon. Commandée en 1810, livrée en 1812, la pièce originelle a disparu… mais elle a donné naissance à une lignée devenue mythique. En année anniversaire, Breguet ne se contente pas de célébrer : elle réinvente.
En 2025, deux nouveaux modèles Haute Joaillerie voient le jour : Crazy Flowers et Perle Impériale. Difficile d’être exhaustif tant les détails abondent : diamants baguette mobiles pour l’une, perle d’Akoya et serti neige pour l’autre. Deux interprétations somptueuses, deux personnalités joaillières, un même niveau d’intensité. Au cœur de ces créations, le calibre 586/1 offre 38 heures de réserve de marche : la discrète mais essentielle signature mécanique.
L'horlogerie de demain
Du côté des collections masculines, 2025 est aussi spectaculaire. Après la Classique Souscription 2025, sacrée Aiguille d’Or au GPHG, Breguet enchaîne avec des pièces emblématiques: Classique Régulateur à Pivot Magnétique 7225, Marine Hora Mundi 5555, Classique Répétition Minutes 7365, Classique Grande Sonnerie Métiers d’Art 1905, et plus récemment, L’Expérimentale 1. Cette dernière ouvre un nouveau chapitre : une ligne entièrement dédiée à la recherche de pointe, un laboratoire à ciel ouvert où les idées les plus audacieuses passent du concept au poignet. Preuve que l’innovation est inscrite dans l’ADN de Breguet depuis 250 ans. Mais au-delà de la technique, c'est l’esprit visionnaire de la Maison qui perdure : ses artisans qui rêvent, qui façonnent, et qui, demain, transformeront chaque montre en un chef-d’œuvre intemporel.
L'Expérimentale 1, dotée du tout premier tourbillon à échappement magnétique à haute fréquence (10 Hz) et avec une force constante transmise au balancier.
Éclaté du Calibre 7250, numéroté et signé Breguet.
Le 26 juin 1801, Abraham-Louis Breguet obtenait de l’administration compétente un brevet pour un nouveau type de régulateur appelé « tourbillon ».
Dépôt du brevet de l'échappement à force constante, 1798.