La précision et la beauté d’un pas de danse

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Balanchine et Pierre Arpels © Van Cleef & Arpels
Van Cleef & Arpels a très tôt investi un territoire d’expression inspiré par la danse. Retour sur un pas de deux créatif qui unit les créations joaillières et horlogères de la Maison à l’art du ballet

Une envolée de notes s’échappe d’un violoncelle. On reconnait immédiatement Jean-Sébastien Bach et ses célèbres Suites, au nombre de six, jouées ici intégralement, de la première à la dernière par le violoncelliste Jean-Guihen Queyras. Le musicien apparaît de dos, posture droite sur sa chaise, au centre d’une scène sans décor. La silhouette gracile de la chorégraphe belge Anne Teresa de Keersmaeker s’avance alors sur le bord de la scène. D’un doigt levé, elle donne le départ de la première Suite, la plus connue de toutes, sur laquelle ses danseurs enchaîneront les pas de danse dans un mouvement qui s’amuse avec la géométrie de l’espace tout en se pliant à la précision du rythme.

La scène se déroule dans la grande salle de la Comédie de Genève, dans le cadre du festival pluridisciplinaire La Bâtie. Dans les coulisses, un acteur de renom, Van Cleef & Arpels, qui soutient l’événement dans le cadre de son programme Dance Reflections. La vocation de ce programme initié en 2020 : réaffirmer son engagement en faveur de l’art de la danse, des valeurs de création, de transmission, de partage des savoirs et d’éducation. De multiples artistes et compagnies ont depuis reçu le soutien de la marque qui a également initié le festival Dance Reflections by Van Cleef & Arpels dont les deux premières éditions se sont tenues à Londres en 2022 et à Hong Kong en 2023. « Cette initiative s’inscrit dans une tradition majeure pour la Maison, initiée il y a plus de 80 ans et marquée par la rencontre entre Claude Arpels et George Balanchine », précise Nicolas Bos, président de Van Cleef & Arpels.

Dessin d'une ballerine vers 1945 © Van Cleef & Arpels
Dessin d'une danseuse vers 1945 © Van Cleef & Arpels

Ballet précieux

La rencontre des deux hommes a lieu à la fin des années 1940. Claude Arpels et le célèbre chorégraphe ont alors en commun la passion des pierres précieuses et, évidemment, celle de la danse. Ensemble, ils entament une collaboration créative qui donne naissance au ballet Joyaux chorégraphié par Balanchine et présenté pour la première fois à New York en avril 1967. Joyaux est un triptyque dans lequel chaque acte est associé à une pierre précieuse et à un compositeur : Gabriel Fauré pour Emeraudes, Igor Stravinski pour Rubis et Piotr Tchaïkovski pour Diamants.

Ce pas de deux artistique qui se joue alors sur les scènes les plus réputées fait écho à la sensibilité créative de Van Cleef & Arpels dans laquelle l’art du ballet trouve toute sa place. Les premiers clips ballerines apparaissent au début des années 1940. Sous plusieurs formes et dans de multiples postures. Visages en or ou serti de diamants, coiffe précieuse, robe étincelante ourlée de pierres précieuses ou festonnée de perles… Ces gracieuses petites silhouettes sculptées dans l’or s’imposeront bientôt comme une signature de la maison.

Ballet du Grand Théâtre de Genève © Van Cleef & Arpels
Ballet du Grand Théâtre de Genève © Van Cleef & Arpels

Un temps pour danser

Tout au long du siècle dernier et jusqu’à nos jours, l’hommage à l’art de la danse n’aura de cesse d’accompagner les créations de la Maison. A partir de 2006, la collection de Haute Joaillerie Ballet Précieux s’en fait le reflet. A travers ses différents chapitres, révélés au fil des saisons, c’est tout un univers de raffinement qui s’esquisse. Fluide, en mouvement, délicat et, surtout, d’une grâce exquise. Ce rêve d’opéra et de ballets s’invite dans l’horlogerie de Van Cleef & Arpels à travers des mises en scène ravissantes inspirées par le répertoire stylistique de la danse classique.

La montre Lady Arpels Ballerine Enchantée proposée en or rose ou en or blanc serti de diamants célèbre l’immense talent la danseuse de ballet russe Anna Pavlova qui avait un jour avoué qu’elle avait, toute sa vie, rêvé de pouvoir danser avec la légèreté d’un papillon. Avec cette montre, Van Cleef & Arpels concrétise le rêve en offrant à sa ballerine stylisée des ailes de papillon en émail qui se meuvent sur un cadran en émail guilloché. Il s’agit là d’une complication poétique puisque l’heure est indiquée à la demande par ses ailes.

Création de Haute Joaillerie d'une danseuse espagnol © Van Cleef & Arpels
Création de Haute Joaillerie d'une danseuse © Van Cleef & Arpels

Plus récemment, Van Cleef & Arpels s’est aussi illustré ave la montre Lady Arpels Ballerine Musicale déclinée en trois versions. Encore une complication poétique qui célèbre les racines de liens qui unissent la Maison au monde de la danse. Chaque montre est inspirée par le ballet en trois parties Joyaux imaginé par Balanchine dans les années 1960. Les morceaux ont été retravaillés pour être joués au sein des montres grâce à l’association d’un carillon et d’une boîte à musique. Une expérience sonore à laquelle s’ajoute l’expérience visuelle. Emeraudes, rubis, diamants entrent en scène pour évoquer les écoles de danse française, américaine et russe sur ces cadrans en mouvement. A la demande, le rideau se lève et laisse apparaître les ballerines. Du grand art !

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