La Royal Oak Quantième Perpétuel John Mayer Limited Edition d’Audemars Piguet n’a pas commencé comme une collaboration. « Ce projet a en fait débuté non pas à partir d’une décision de travailler ensemble sur une montre, mais d’une façon vraiment authentique qui consistait à ce que je dessine une pièce unique, qui allait devenir une représentation de tout ce que j’aimais dans le quantième perpétuel », explique l’artiste lors d’une réunion du Social Club d’Audemars Piguet à Milan. « Je n’ai jamais voulu qu’une seule chose : que cette pièce soit unique pour moi et lorsque je l’ai envoyée à François [Bennahmias] en 2021, cela a été des plus flatteurs lorsqu’il a dit ‘Nous devrions en faire plusieurs’. »
Trois ans plus tard, la montre est dévoilée aux passionnés de montres du monde entier aujourd’hui. Les talents de l’artiste aux sept Grammy® Awards ne se limitent visiblement pas à l’univers de la musique, car il a créé avec talent son interprétation très personnelle de la très appréciée complication du quantième perpétuel. « Je crois que lorsque vous redessinez quelque chose, c’est sympa de changer les couleurs, mais si vous pouvez changer les applications pratiques ou la fonctionnalité de quelque chose avec une réelle compréhension de la raison pour laquelle vous le faites, alors vous avez fait revivre la pièce d’une façon différente, » explique-t-il.
La première chose qui saute aux yeux est l’arrière-plan du cadran, qui présente une toute nouvelle manière de représenter un ciel étoilé scintillant. Appelé « Crystal Sky », le cadran est un motif en relief composé de formes irrégulières ressemblant à des cristaux dont les angles aigus et les facettes ajoutent relief et brillance à la surface. Pour obtenir ce niveau de détail et de complexité, la matrice de marquage a été créée atome par atome, grâce à un procédé de dépôt de métal connu sous le nom d’électroformage.
Les changements ne s’arrêtent pas là, car John Mayer a modifié le design des chiffres 31 et 1 sur le sous-cadran de la date. Traditionnellement, le passage du mois est visuellement marqué par un 31 rouge, mais Mayer voulait conserver l’uniformité des couleurs en utilisant une descente en diagonale du 31, qui est aussi légèrement plus petit.
Il a aussi travaillé sur l’indicateur de semaine qui tourne autour du cadran. À première vue, c’est à peine perceptible, et c’est le but. Il voulait qu’il soit là en cas de besoin, mais qu’il disparaisse de la vue si ce n’est pas le cas. « Pour moi, le grand design naît de l’élimination du bruit », déclare-t-il.
Ce sera la dernière collection animée par le calibre 5134 à quantième perpétuel d’Audemars Piguet, rendant cette édition encore plus spéciale. « Cette montre a attiré des gens vers les quantièmes perpétuels qui sinon n’en auraient jamais porté : des vedettes du sport, des chefs d’Etat, des musiciens, des artistes, des gens qui n’auraient normalement pas trouvé un quantième perpétuel sur le chemin ordinaire de l’intérêt horloger. Il y a maintenant des gens qui portent un quantième perpétuel, qui en discutent, et pour cela nous devons tous remercier cette référence. Donc pour moi, avoir l’occasion d’être le chant du cygne avec un tout nouveau cadran qui dit adieu à un calibre et bonjour à une technique de cadran, c’est très intéressant et avant-gardiste » conclut-il.
Limitée à seulement 200 exemplaires, cette collection « Swan Song » va certainement atteindre le sommet du hit-parade horloger et attirer encore plus de gens vers la complication de quantième perpétuel.