Au cœur des archives olympiques d’Omega

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Omega swimming © Omega
Depuis plus de 90 ans, Omega est le partenaire horloger de tous les exploits olympiques. Une longévité hors norme, probablement la plus longue de l’histoire, qui a généré des archives qui détaillent chaque seconde olympique depuis 1932

L’union entre Omega et les Jeux Olympiques est si riche, si dense et si longue que l’on serait tenté d’en donner la mesure par des chiffres actuels. Par exemple, ces 350 tonnes d’équipements chronométriques, ces 1450 personnes déployées sur site, ces 200 km de câbles et fibre optiques, soit l’équivalent de la distance entre Lausanne, siège du Comité International Olympique, et Lyon. Mais l’histoire est ailleurs. Elle se cache dans les recoins des archives de la manufacture. 

1948 - l'ère électronique arrive © Omega
1948 - l'ère électronique arrive © Omega

30 chronos qui ont fait la différence

C’est là que l’on apprend que l’année 1932, où Omega entre en scène, n’est pas la première année de chronométrage olympique par une maison horlogère, mais la première où tout le chronométrage officiel est confié à une seule et unique marque. L’implication d’Omega a favorisé cette décision : la native de Bienne n’a pas hésité à envoyer l’un de ses représentants à Los Angeles pour s’imposer, avec en poche 30 chronographes pour les 20 disciplines représentées (il y en a aujourd’hui 329). 

Chronométrage olympique © Omega
Chronométrage olympique © Omega

Pourtant, ces pièces n’étaient pas les plus précises. Heuer avait déjà atteint le 1/100e de seconde. Mais Omega savait produire en série des équipements fiables, accompagnés d’un certificat de précision, alors que celle requise pour les J.O. se contentait alors du 1/10e de seconde, voire du 1/5e de seconde. Mais la démarche est engagée, la relation nouée : quatre ans plus tard, ce ne sont plus 30, mais 185 chronographes qui sont acheminés jusqu’aux J.O de Berlin.

Nouvelle ère

On pense souvent que la chronométrie électronique est survenue dans les années 60/70 avec l’essor du quartz. C’est en réalité bien plus tôt : dès 1948, les premières photos d’arrivée sont prises grâce à des cellules photoélectriques. C’est la fameuse photo finish, délivrée en son temps par un dispositif nommé Magic Eye par Omega. 

Magic Eye - 1948 © Omega
1948 - Magic Eye © Omega

La marche va se poursuivre dans les années 50 avec une révolution pratique : la chronométrie semi-automatique, qui se déclenche au franchissement d’un faisceau (ou au toucher d’un pad, dans le cas de la natation). C’est un progrès considérable qui écarte toute erreur humaine, car le délai d’appui sur les poussoirs start/stop pouvait lourdement influer sur le classement final, puisqu’il faut entre 0,5 et 0,7 seconde au cerveau humain pour traduire une stimulation visuelle par une action. Progressivement, le facteur humain a ainsi été banni. Et la télévision va à son tour régénérer l’innovation Omega : en 1964 à Innsbruck, l’Omegascope affiche le temps réel lors des retransmissions sportives par incrustation de chiffres lumineux au bas de l’écran de télévision. 

Création de Swiss Timing

À mesure que la chronométrie cédait le pas devant l’électronique, une tierce entité du Swatch Group, maison-mère d’Omega, s’est spécialisée dans cette nouvelle discipline dénuée de toute mécanique : Swiss Timing, créée en 1972. Elle n’en demeure pas bien loin de son illustre aïeule : moins de 20 km séparent Omega de Swiss Timing. Elle répond aux trois impératifs cardinaux de tout chronométrage sportif : enregistrer les temps, gérer les données et classements, et les transmettre. Swiss Timing est toujours au cœur du chronométrage des J.O aujourd’hui. 

Photofinish © Omega
Photofinish © Omega

Millionième de seconde

Depuis 2012, les capteurs chronométriques sont capables de décompter le millionième de seconde (10-6). Aujourd’hui, la chronométrie n’est plus seulement de la mesure du temps. Le vocable englobe le calcul de performance, l’analyse posturale, la prise en compte de toutes les variables spatiales dans lesquelles évoluent les athlètes, etc. L’IA entre progressivement dans la course pour traiter une data soudainement devenue big

Quantum Timer © Omega
Quantum Timer © Omega

Le sponsoring d’Omega pour les J.O. est actuellement garanti jusqu’aux J.O de Brisbane en 2032. Tout juste 100 ans après les premiers J.O. de Los Angeles 1932 et l’entrée en scène de la manufacture de Bienne. Certainement le plus long partenariat horlo-sportif, voire le plus long sponsoring sportif de tous les temps. 

Omega lance officiellement le compte à rebours des Jeux Olympiques de Paris 2024 © Omega
Omega lance officiellement le compte à rebours des Jeux Olympiques de Paris 2024 © Omega
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