La semaine dernière, le personnel de Kif Parechoc, au Sentier, était réuni pour une séance d'information. Nicolas Aubert, président du conseil d'administration, a tout d'abord rappelé l'histoire de l'entreprise, qui a fabriqué et commercialisé les premiers antichocs de montre. En 1975, l'avènement de l'électronique a stoppé la croissance de l'horlogerie mécanique, provoquant chez Kif Parechoc un démantèlement de la structure et plusieurs années de vaches maigres. Dès 1983, l'entreprise reprend des couleurs. Elle retrouve les chiffres noirs, et, en 2000, on construit une nouvelle usine de décolletage.
Les actionnaires principaux de Kif Parechoc SA ont trouvé récemment une solution satisfaisante avec la reprise d'une partie importante du capital-actions par Acrotec SA, à Delémont. Constituée par quelques personnes étrangères au monde horloger, cette holding indépendante réunit plusieurs entreprises actives dans la sous-traitance horlogère et le décolletage. Elle désire mettre en place un pool de sous-traitance dans l'horlogerie de luxe au sein de Kif Parechoc SA, par l'adjonction du nouveau département Kif Innovation.
François Billig, PDG d'Acrotec SA, a affirmé que l'avenir est à la croissance. L'engagement d'une douzaine de personnes qualifiées et la mise en place immédiate du parc de machines le prouvent. Et le carnet de commandes est bien rempli.
24 Heures / R. KI / www.24heures.ch