Montres Le Guide 09-10Pierre Maillard
« L'âme » de la montre : c'est ce que la Manufacture du Sentier se propose de faire découvrir au visiteur à travers « La Grande Maison des Complications », nouvelle exposition temporaire de sa Galerie du Patrimoine.

Contrairement à ce qu'on pourrait croire, « La Grande Maison des Complications » n'est pas le nom d'une maisonnée où tout ne serait qu'embarras. C'est le titre de la nouvelle exposition temporaire présentée par Jaeger-LeCoultre dans sa Galerie du Patrimoine*. Alors qu'ailleurs on cherche à éviter toute complication, ici on les crée depuis plus de 175 ans.
Quand Antoine LeCoultre fonde au Sentier en 1833 son premier atelier – qui va devenir la Manufacture que l'on connaît aujourd'hui avec ses 1000 collaborateurs et ses 40 métiers répartis sur 23'000 m2 – , la Vallée de Joux est déjà connue pour être la « Vallée des Complications ». Mais Antoine LeCoultre va apporter à cet art horloger une nouvelle dimension en repensant intégralement le mode de fabrication de ces mouvements tenus pour les plus compliqués au monde, conçus et fabriqués jusqu'alors par quelques dizaines d'artisans d'exception. Son but est de mécaniser les opérations qui peuvent l'être afin d'atteindre une plus grande fiabilité que celle qui ne repose que sur l'oeil et la main de l'artisan. Plus de 30 ans lui seront nécessaires pour mettre au point machines et instruments de mesure lui permettant d'atteindre ses hautes exigences. Parmi ses inventions, Antoine LeCoultre met ainsi au point en 1844 le Millionomètre, premier instrument au monde capable de mesurer le micron ! En 1870, il se lance enfin dans la fabrication en série (6, 12, 24 ou même 60 exemplaires) de montres compliquées. C'est une première historique qui fait passer l'horlogerie de l'ère du prototype à celle du produit intégralement maîtrisé.
A l'écoute de « l'âme »

Un minuscule objet synthétise cette démarche : un pignon taillé au micron, flottant dans une colonne de plexiglas qui, à l'entrée de l'exposition, accueille le visiteur. Ce pignon, qu'Antoine LeCoultre tenait pour être « l'âme » de toute montre, nous introduit au coeur de ce qui constitue l'essentiel de l'exposition : une démonstration de la précision et de la fiabilité constitutives de la Haute Horlogerie compliquée.
Parmi les plus de 500 calibres à complications conçus et fabriqués entre les murs de la Manufacture, il fallait opérer un choix. L'exposition retient ainsi deux « branches » essentielles. D'abord une invitation à découvrir quelques étapes majeures de l'histoire des contributions de la Manufacture à la précision chronométrique : le chronomètre de torpilleur créé en 1895 pour l'US Navy ; les échappements de précision qui, dans les années 1930 et 1940, ont valu à Jaeger- LeCoultre de remporter les prestigieux concours des Observatoires chronométriques de Neuchâtel et de Genève ; la montre pilote antimagnétique Mark XI de 1948 destinée à la Royal Air Force ; ou encore le Chronomètre Geophysic offert en 1958 au commandant du sous-marin Nautilus… et tant d'autres pièces.
Puis un véritable voyage sensoriel nous introduit dans l'univers des montres à sonnerie. En pénétrant dans un espace obscurci, le visiteur va découvrir et entendre quinze merveilles mécaniques choisies parmi les plus de 200 calibres à répétition créés par la Manufacture : car il-lon à trois marteaux, régulateur silencieux, timbres dits « cathédrale » ou encore automate à jaquemarts. Une réalisation récente, la Master Grande Tradition à Répétition Minutes, datant de 2009, synthétise cette maîtrise historique. Fixé au verre en saphir, son timbre génère un son d'une pureté cristalline exceptionnelle que le visiteur peut écouter retransmis à travers un panneau de lutherie. Il peut également regarder de plus près à travers une séquence filmée, qui dévoile le stupéfiant jeu de précision des rouages, des râteaux et des marteaux.
En forme de synthèse : la ligne Master Grande Tradition

Nouvelle ligne lancée cette année, la Master Grande Tradition synthétise de façon étonnante cette histoire mêlée de précision et de complications. Chacun de ses modèles se distingue par la symbiose de deux complications.

La Master Grande Tradition Tourbillon à Quantième Perpétuel combine ainsi pour la première fois chez Jaeger-LeCoultre un tourbillon et un quantième perpétuel mécaniquement programmé pour donner les indications calendaires sans qu'aucune correction ne soit nécessaire jusqu'en 2100. La Master Grande Tradition à Répétition Minutes allie quant à elle un affichage dit « régulateur » (qui, pour la plus grande précision, dissocie sur son cadran les affichages des heures, minutes et secondes) à une exceptionnelle réserve de marche de 2 semaines.
Un label de haute qualité
Quintessence de la plus haute tradition horlogère, ces garde-temps d'exception aux visages si classiques sont aussi à la pointe de la modernité. Car pour la première fois, ils abritent un échappement en silicium destiné à améliorer encore leurs performances chronométriques. Ce qu'atteste un nouveau label de qualité développé à cette occasion, le test « 1'000 Hours Chrono », qui certifie leur très haute précision en même temps que leur résistance aux chocs. /pm
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JAEGER-LECOULTRE Société du groupe Richemont (depuis 2000) Direction: Jérôme Lambert, CEO Nombre de collaborateurs: plus de 1'000 Collections-phares .Reverso .Master Control .Duomètre .Master Compressor .Atmos .AMVOX Best-seller Reverso Prix de vente publics: de CHF 4'050.- à 2'100'000.- Production annuelle: 50'000 pièces Site Internet:www.jaeger-lecoultre.com |
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