Pour présenter le nouveau visage de sa collection «Da Vinci», la maison horlogère se réapproprie, pour un jour et une nuit les plus beaux palais florentins.
|
Tout commence au Alle Murate, un restaurant ultra tendance, à deux pas de la Piazza dellaRepublica, au coeur de Florence. Un lieu insolite où l'on peut déguster le meilleur de la cuisine locale, les pieds dans les ruines romaines et la tête dans des fresques peintes au Moyen Age. Ce soir, aucun client habituel. Le restaurant est entièrement réservé à IWC et à la centaine de journalistes triés sur le volet pour venir découvrir, avant tout le monde, le nouveau visage de la collection horlogère «Da Vinci».
Le lever de rideau est prévu pour le lendemain, lundi 5 février, dans la Bibliothèque des Offices. Un musée réputé pour sa fréquence de syndromes de Stendhal, cettemaladie psychosomatique qui, lorsqu'ils se retrouvent face à une surcharge de chefs-d'oeuvre artistiques, fait défaillir les plus sensibles des visiteurs. Il faut dire que ce bâtiment commandé par les Médicis au XVIe siècle pour y traiter des affaires de l'Etat, concentre l'éclatante folie des grandeurs de cette illustre famille de banquiers et de politiciens, médecins d'origine. Sa collection de peintures du XIIIe au XVIIIe siècle, est tout simplement prodigieuse. Giotto, Botticelli, Léonard de Vinci, Michel-Ange, Raphaël, Le Titien, Véronèse… pas un grand maître italien nemanque à l'appel.
Or, ce lieu d'ordinaire public, était ce lundi-là uniquement ouvert à IWC.
La folie des grandeurs serait elle un mal contagieux? La question se pose d'autant plusque la prochaine étape du jour
se tiendra aumilieu des splendides fresques peintes en trompel'oeil du Palazzo Pitti, ce centre du pouvoir des Médicis, construit en 1440 par Luca Fancelli et qui abrite aujourd'hui huit musées et collections diverses.
Palais que les convives rejoindront en empruntant le Couloir de Vasari, long d'environ un kilomètre et habituellement fermé aux visiteurs. Mais là encore, gare au syndrome! Ce couloir autrefois tenu secret et récemment restauré, recèle la plus importante collection au monde d'autoportraits: un millier au total, signés des plus grands peintres. Quant au dîner de gala, point d'orgue du voyage, il est prévu au non moins exclusif Palazzo Corsini, la résidence historique de la famille Corsini qui avait fait fortune dans la laine et dont les jardins sont encore agrémentés de statues originales provenant de Rome.
Au menu: ambiance Renaissance italienne, repas gastronomique et concert lyrique. La journée du mardi, se partagera entre la visite de la ville et celle du village qui vit naître Léonard de Vinci, avec comme point de rendez vous final, la Villa Artimino, ancien pavillon de chasse de Ferdinando I.
|
C'est sûr, personne n'oubliera de si tôt cette fabuleuse envolée sur les pas du génial Léonard…
Sylvie Guerreiro
Tribune des Arts - No349 - Mars 2007


