Des outils informatiques permettent de distinguer les publics communs à plusieurs sites Internet. Appliqués à l'horlogerie, ils indiquent aux marques comment cibler au plus juste leurs campagnes de publicité.
28 juillet 2009
Florent Bondoux – IC-Agency – et Louis Nardin
Décrypter le profil sociodémographique d'internautes visitant certains sites est désormais possible. Et en confrontant les différentes audiences, on peut distinguer des communautés partageant les mêmes intérêts dans différents domaines. Ces enquêtes s'avèrent précieuses pour les marques puisqu'elles permettent de cibler toujours plus finement leur public. En conséquence, elles ont désormais les moyens d'adapter au plus juste leurs campagnes de publicité. Un exemple? Jaeger-LeCoultre a créé «Behind the Dial», un espace dédié sur le site du Financial Time.
Qu'ont en commun 20 à 30% des visiteurs états-uniens de www.patek.com, www.audemarspiguet.com et www.rolex.com? Réponse: tous ont consulté au moins une fois le site du New York Times au mois de juin. En France, 32% des internautes ayant surfé sur les sites de marques comme Jaeger-LeCoultre ou Chopard ont également visité www.lefigaro.fr selon une récente étude d'IC-Agency.
Faire émerger un public
Pour obtenir ces données, les analystes ont collecté des requêtes saisies dans un moteur de recherche tel Google ou Bing ainsi que les visites sur les sites concernés. Compilées ensemble, toutes ces informations ont participé à faire apparaître des groupes sociaux partageant les mêmes centres d'intérêt. Clairement identifiées, ces communautés ouvrent la voie à des stratégies de communication ciblées de la part des marques. Alors même que les investissements publicitaires se compactent, la recherche du mix média optimal est de mise et nécessite une connaissance approfondie des comportements de son public cible sur la toile.
A l'instar des visiteurs du New York Times qui affichent une forte affinité avec des marques comme Patek Philippe, Audemars Piguet ou Rolex, le site du Financial Times semble être le préféré des adeptes de Jaeger-LeCoultre ou Omega. En effet, près de 5% de leurs audiences respectives s'informeraient auprès du leader britannique des médias économiques.
Ces deux marques en particulier n'auraient-elles pas déjà saisi l'opportunité voire même contribué à créer une telle affinité avec le journal? Jaeger-LeCoultre a récemment lancé le partenariat en ligne «Behind the Dial» en exclusivité avec Financial Times alors qu'Omega assurait une forte présence en page d'accueil de www.ft.com tout au long du mois de juillet pour valoriser les liens historiques de la marque avec le 40e anniversaire du premier homme sur la lune.
Facebook, le must
Outre les sites de presse, la recherche d'une audience qualifiée sur Internet s'étend à tous les secteurs de l'information: réseaux sociaux, shopping ou encore divertissement. Par exemple, selon le WorldWatchReport 2009 – WWR -, plus le positionnement d'une marque de luxe est élevé, plus ses clients potentiels sont actifs sur Facebook. En effet, 60% des visiteurs du site officiel de Patek Philippe aux Etats-Unis surfent sur Facebook. Ce chiffre monte jusqu'à 70% pour Hermès alors qu'Omega, dont le prix moyen des collections est inférieur, suivrait la tendance à hauteur de 50% «seulement». Quant aux marques d'entrée de gamme, ce ratio s'élève à 40%. Dès lors, qui peut encore affirmer que Facebook n'est qu'un réseau social d'étudiants? Ces chiffres traduisent, certes, les comportements spécifiques de l'audience américaine mais la tendance devrait progressivement se répandre dans les pays où le réseau Internet est bien développé.

Florent Bondoux – IC-Agency – et Louis Nardin
Décrypter le profil sociodémographique d'internautes visitant certains sites est désormais possible. Et en confrontant les différentes audiences, on peut distinguer des communautés partageant les mêmes intérêts dans différents domaines. Ces enquêtes s'avèrent précieuses pour les marques puisqu'elles permettent de cibler toujours plus finement leur public. En conséquence, elles ont désormais les moyens d'adapter au plus juste leurs campagnes de publicité. Un exemple? Jaeger-LeCoultre a créé «Behind the Dial», un espace dédié sur le site du Financial Time.

Qu'ont en commun 20 à 30% des visiteurs états-uniens de www.patek.com, www.audemarspiguet.com et www.rolex.com? Réponse: tous ont consulté au moins une fois le site du New York Times au mois de juin. En France, 32% des internautes ayant surfé sur les sites de marques comme Jaeger-LeCoultre ou Chopard ont également visité www.lefigaro.fr selon une récente étude d'IC-Agency.
Faire émerger un public
Pour obtenir ces données, les analystes ont collecté des requêtes saisies dans un moteur de recherche tel Google ou Bing ainsi que les visites sur les sites concernés. Compilées ensemble, toutes ces informations ont participé à faire apparaître des groupes sociaux partageant les mêmes centres d'intérêt. Clairement identifiées, ces communautés ouvrent la voie à des stratégies de communication ciblées de la part des marques. Alors même que les investissements publicitaires se compactent, la recherche du mix média optimal est de mise et nécessite une connaissance approfondie des comportements de son public cible sur la toile.
A l'instar des visiteurs du New York Times qui affichent une forte affinité avec des marques comme Patek Philippe, Audemars Piguet ou Rolex, le site du Financial Times semble être le préféré des adeptes de Jaeger-LeCoultre ou Omega. En effet, près de 5% de leurs audiences respectives s'informeraient auprès du leader britannique des médias économiques.
Ces deux marques en particulier n'auraient-elles pas déjà saisi l'opportunité voire même contribué à créer une telle affinité avec le journal? Jaeger-LeCoultre a récemment lancé le partenariat en ligne «Behind the Dial» en exclusivité avec Financial Times alors qu'Omega assurait une forte présence en page d'accueil de www.ft.com tout au long du mois de juillet pour valoriser les liens historiques de la marque avec le 40e anniversaire du premier homme sur la lune.
Facebook, le must
Outre les sites de presse, la recherche d'une audience qualifiée sur Internet s'étend à tous les secteurs de l'information: réseaux sociaux, shopping ou encore divertissement. Par exemple, selon le WorldWatchReport 2009 – WWR -, plus le positionnement d'une marque de luxe est élevé, plus ses clients potentiels sont actifs sur Facebook. En effet, 60% des visiteurs du site officiel de Patek Philippe aux Etats-Unis surfent sur Facebook. Ce chiffre monte jusqu'à 70% pour Hermès alors qu'Omega, dont le prix moyen des collections est inférieur, suivrait la tendance à hauteur de 50% «seulement». Quant aux marques d'entrée de gamme, ce ratio s'élève à 40%. Dès lors, qui peut encore affirmer que Facebook n'est qu'un réseau social d'étudiants? Ces chiffres traduisent, certes, les comportements spécifiques de l'audience américaine mais la tendance devrait progressivement se répandre dans les pays où le réseau Internet est bien développé.

Hubloïsta fans de foot
Fait étonnant à propos de Hublot, on a pu constater qu'environ 50% de son audience transite par le site www.manutd.com, soit la vitrine officielle du club de football anglais Manchester United. Quant au quotidien britannique The Sun, il ne partage que 5% de son trafic mais constitue l'un des médias dotés de la meilleure affinité avec les visiteurs du site de la marque horlogère.
L'analyse d'audience ne serait-elle pas la clé d'une meilleure compréhension de ses clients d'aujourd'hui? En offrant une grille de lecture nouvelle basée sur une approche pragmatique, les stratégies de communication des marques de luxe en sortiront probablement renforcées.

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