La montre gousset se met à l'heure d'Eris

2 minutes read
Une école genevoise et un horloger biennois créent une montre sphérique.
Vous craqueriez bien pour une petite Eris? La belle est à croquer! Depuis mardi, cette toute nouvelle montre sphérique, portant le nom d'une jeune planète naine repérée dans le vaste univers, attend preneur. Où donc? Dans la salle d'exposition du Centre de formation professionnelle des arts appliqués (CFPAA), ceci avant sa prochaine mise en vente sur le marché de l'horlogerie et de la bijouterie. Cet événement réjouissant est l'aboutissement d'une collaboration fructueuse entre trois étudiantes de l'école genevoise (Emmanuelle Taillard, Anouck-Eva Meyer, Sandy Barbey), leurs professeurs (Catherine Zambelli, Claude Brulhart, Fabrizio Ravetti, Yvan von Allmen) et l'horloger Pierre Junod.
Innovation_324860_0

© Olivier Vogelsang / Lancement officiel d'Eris. Emmanuelle Taillard, qui a imaginé et créé le prototype d'Eris avec Anouck-Eva Meyer et Sandy Barbey, pose entre Pierre Junod et Claude Brulhart.

Projet interdisciplinaire
Cette belle aventure a débuté il y a un plus de deux ans par un concours proposé par Pierre Junod. «Il s'agissait de faire travailler des étudiants de plusieurs filières autour d'un nouveau concept horloger», relève Claude Brulhart, enseignant le design. Les élèves de 2e année en bijouterie, en design et en dessin d'intérieur ont donc planché sur l'architecture du temps, privilégiant la montre bijou à la montre-bracelet. Les trois jeunes lauréates ont ainsi revisité la montre gousset, celle que grand-papa tirait de sa poche pour vérifier l'heure. Elles en ont fait une boule gracieuse qui se suspend en tour de cou ou se glisse dans un sac à main, se laissant rouler ou palper au besoin comme un passe-temps, tout en donnant l'heure, bien sûr. Emmanuelle Taillard, Anouck-Eva Meyer et Sandy Barbey ont créé un prototype que Pierre Junod a ensuite développé dans son atelier biennois. L'horloger est connu pour ses montres dessinées par des architectes et des designers de renom.
Eris, livré avec tournevis
La première série d'Eris produite par cet atelier s'affiche «100% swiss made». Le boîtier est fait en aluminium éloxidé, couleur gris anthracite. La sphère est livrée dans une boîte contenant un tournevis. On ne l'utilise bien évidemment pas pour trouver l'heure qu'il est, mais pour changer les piles, au besoin. La lecture du temps change ici de l'ordinaire. Il faut viser la tranche centrale de la montre, en verre transparent, où se nichent deux aiguilles. La blanche, qui se dirige vers l'hémisphère Sud, indique les douze heures, l'aiguille orange, tournée vers l'hémisphère Nord, montrant les soixante minutes. Et il faut dix secondes, Eris en main, pour comprendre le truc!Eris, présentation à l'expo-vente du CFPAA, 2, rue Necker, jeudi 18, de 13 h 30 à 19 h. Disponible ensuite au début 2009 à la bijouterie Atelier 5 de Carouge, 5, rue Saint-Victor.FRANÇOISE NYDEGGER
17 décembre 2008 Innovation_324860_1