Les partenaires sociaux du secteur de l'horlogerie suisse ont signé mercredi une nouvelle convention collective (CCT). Elle garantit la paix du travail jusqu'en 2011.
Le nouveau texte contient des améliorations significatives qui concernent près de 35'000 employés dans quelque 400 entreprises.
La nouvelle CCT est valable dans les secteurs horlogers et microtechniques. Conclue pour une durée de cinq ans, elle entrera en vigueur le 1er janvier 2007.
Le nouveau texte est le résultat de huit mois de négociation. Treize consultations ont été nécessaires. Les représentants des employeurs et des syndicats se montrent satisfaits et soulignent l'importance du partenariat social.
Selon le Jurassien Jean-Claude Rennwald, responsable de la branche horlogerie chez Unia et député socialiste, les syndicats auraient souhaité des concessions plus importantes de la part des employeurs, notamment concernant l'augmentation des jours de vacances.
Un véritable dialogue social
Jean-Claude Rennwald considère par contre comme très positive la hausse des contributions patronales à la caisse maladie, qui passent de 100 à 130 francs pour un adulte et de 30 à 60 francs pour chaque enfant à charge.
Grâce à ces améliorations, un employé de l'industrie horlogère suisse ayant deux enfants gagnera 250 francs de plus par mois dès 2007. Jean-Claude Rennwald salue également le fait que les employeurs ont accepté de financer la hausse de la rente AVS transitoire. Elle passe de 18'000 à 24'000 francs.«La CCT de l'industrie horlogère est l'expression d'un véritable dialogue social», a souligné le syndicaliste lors de la conférence de presse qui s'est tenue à Neuchâtel.
Pas nuisible pour la compétitivité
Président de la Convention patronale de l'industrie horlogère suisse, Jean Cavadini a également parlé d'un «partenariat profitable à tous». L'ancien sénateur libéral neuchâtelois a souligné que la nouvelle CCT validait le principe selon lequel la politique salariale était l'affaire de chaque entreprise.
Si les employeurs ne sont pas entrés en matière quant à l'exigence des syndicats sur le raccourcissement du temps de travail, Jean Cavadini a rappelé que depuis l'introduction de la semaine de 40 heures en 1988, les salariés disposent d'une semaine de vacances et d'un jour férié supplémentaires
Pour Jean Cavadini, la garantie de la paix du travail jusqu'en 2011 ne nuira pas à la compétitivité des entreprises suisses.