"Le secteur profite à plein de la simultanéité de la vigueur du climat de consommation sur les principaux marchés", explique Jean-Daniel Pasche, président de la Fédération de l'industrie horlogère suisse (FH). La croissance ressort même au-delà des attentes à la lumière des ventes de Noël.
Dans ce flot de bonnes nouvelles, apparaissent toutefois des bémols. Le dynamisme profite en effet avant tout aux montres de l'entrée de gamme et du haut de gamme. "Entre deux, les exportations souffrent de la forte concurrence du Japon, de la Chine ou de l'Inde et d'une image en général moins forte", constate Jean-Daniel Pasche.
La forte demande ne va pas sans poser problème en termes d'élasticité de la production. "Des soucis d'approvisionnement existent", note le président de la FH. Outre les efforts de rationalisation, la vigueur conjoncturelle se traduira encore par une augmentation des effectifs, qui dépasse déjà 41'000 personnes.
Dans ce contexte, la Convention patronale de l'industrie horlogère a récemment fait savoir que 2200 personnes devront être formées dans les secteurs techniques d'ici à 2010. Le marché indigène lui-même représente environ 5 % du marché global pour les sociétés suisses, soit quelque 600 millions de francs.
Le phénomène des contrefaçons, qui affecte les produits de luxe en général et les montres suisses en particulier, n'est pas en voie de diminution. Il est même boosté ces dernières années par la diffusion via Internet qui favorise l'anonymat.
La Liberté / www2.laliberte.ch