Tribune de Genève - 13 décembre 2012
Propos recueillis par Sylvie Guerreiro

Sylvie Guerreiro: En quelques mots, quel a été votre parcours dans la maison?
Christian Selmoni: Né à la Vallée de Joux, je suis entré chez Vacheron Constantin au moment où l'horlogerie mécanique revenait sur le devant de la scène. Je fus d'abord directeur des achats puis, de 1996 à 2001, directeur de la production tout en étant impliqué dans le développement des produits. Comme, personnellement, je me suis toujours beaucoup intéressé aux arts et à la culture, j'ai pu ensuite m'investir dans la mise en place d'un département Produit, jusque-là inexistant à l'interne. Depuis, j'ai pu développer ce département, en particulier en matière de métiers d'art et de montres sur mesure. Désormais, plus d'une vingtaine de personnes composent le département artistique de Vacheron Constantin, contre 380 en tout dans la manufacture de Plan-les-Ouates et 800 dans le monde.
Selon vous, qu'est-ce qu'une montre Vacheron Constantin?
C'est une montre qui incarne des valeurs de tradition, de fait main et de bienfacture, tant technique qu'en matière de métiers d'art. La maison est très ancienne. Elle existe depuis bientôt 260?ans. Nous sommes avant tout une marque plutôt classique, au style intemporel. Une vraie force.
Vous produisez de plus en plus de montres mécaniques. Quel est votre but dans ce domaine?
En ce qui concerne les montres homme, nous sommes à 100% de mouvements mécaniques. Pour les femmes, c'est différent. Beaucoup apprécient le côté pratique du quartz. Notre prochain grand objectif est que la totalité de nos montres mécaniques soient estampillées du Poinçon de Genève, ce qui est déjà le cas à plus de 75%. Ce label prestigieux et indépendant ne concernait jadis que le calibre. Il s'applique désormais à la totalité de la montre.
