Officiellement, il n’entrera en fonction qu’à la fin de la semaine. Le 1er juin pour être précis. Mais Stéphane Linder, nouveau CEO de TAG Heuer, a déjà vécu son baptême du feu le week-end dernier à Monte-Carlo. Pendant le Grand Prix de Formule 1. Et quel week-end! Partenaire de l’Automobile Club de Monaco, la marque de La Chaux-de-Fonds avait fait les choses en grand. Elle a loué un yacht, le Delma (85m de long, quand même!), dans le port et y a organisé une soirée sous le signe du glamour. Avec Leonardo DiCaprio et Cameron Diaz comme invités de marque. Même le prince Albert II y a fait une brève apparition. Le Neuchâtelois ne pouvait donc pas rêver mieux comme adoubement.
Jean-Daniel Sallin: Vous voilà désormais sur le devant de la scène! Comment cela se passe-t-il?
Stéphane Linder: C’est plutôt exceptionnel de vivre ça! Il y a évidemment le côté visible de l’iceberg avec la présence de TAG Heuer sur le circuit. Ce sponsoring n’est pas artificiel, puisque la marque a toujours fait partie du monde automobile. Mais il y a aussi tout ce que vous ne voyez pas… Un week-end comme ça permet de rencontrer beaucoup de monde et de partager des idées qui peuvent déboucher sur quelque chose de concret.
Un exemple?
TAG Heuer est devenu le partenaire officiel de la Formule E - un championnat du monde de F1 électrique qui sera lancé en 2014. Lors de notre soirée, Leonardo DiCaprio a pu rencontrer son patron, Alejandro Agag. Le comédien est membre d’une écurie et, à ses yeux, il est devenu évident que celle-ci s’engage dans ce projet de Formule E. Notre marque collabore également avec Tesla. La question est vite arrivée sur la table: pourquoi ne pas embarquer ces voitures dans la course? Tous ces échanges permettent d’avancer…
"Je connais tout le monde à la manufacture et j’aime cette marque."
Certains disent que ce ne sera pas facile de remplacer Jean-Christophe Babin, parti désormais chez Bulgari. Vous confirmez?
Jean-Christophe a une énergie colossale, il est passionné, c’est aussi un leader et un excellent businessman… C’est un sacré challenge, c’est vrai! Mais il n’y aura pas de rupture. Je suis entré chez TAG Heuer avant lui, c’était en 1993, à l’époque de Christian Viros. Je connais tout le monde à la manufacture et j’aime cette marque. Nous partageons les mêmes valeurs. Il y a un côté bosseur et un autre, informel, plus décontracté. On est vraiment dans la continuité.
Vous étiez responsable du marché américain pendant trois ans. Quand êtes-vous rentré en Suisse?
Il y a une bonne semaine… Ma famille (ndlr. il est marié et a quatre enfants) est encore aux Etats-Unis. Pour l’instant, je dors chez mon père. Le temps de m’organiser et de trouver un appartement.