Fière de son ADN

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Fière de son ADN - Patek Philippe
La marque s'apprête à fêter son 175e anniversaire et prépare Baselworld. Interview de Thierry Stern.

Chez les manufactures horlogères et joaillières, l'heure est à la frénésie. L'incontournable Foire de Bâle n'est plus qu'à quatre semaines. Pas question de rater le coche. Surtout lorsqu'on s'appelle Patek Philippe et que l'on s'apprête à fêter ses 175 ans. Le point sur la situation avec son président, Thierry Stern.


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Sylvie Guerreiro: L'année prochaine, Patek Philippe célébrera ses 175 ans. Quels sont vos projets?
Thierry Stern: En dehors de Baselworld 2013 qui nous occupe déjà pas mal, c'est en effet le grand projet du moment. Il a bien évidemment déjà commencé car il implique beaucoup, beaucoup de travail. On sait bien qu'il faut du temps pour développer une montre, que ce soit au niveau design ou au niveau mouvement. Sur les marchés, tout le monde attend de voir ce que l'on va faire. Mais je ne peux pas en dire plus pour l'instant.

Vous nous avez habitués ces dernières années à de grands chantiers. Cet épisode est-il clos désormais?
Les grands chantiers ont été faits. Nous nous sommes bien développés, en particulier au niveau de notre outil de production. Quelques améliorations sont encore à faire, mais rien de très important. Aujourd'hui, notre priorité est de faire attention aux gens que nous avons et de les garder. Pour le reste, nous allons continuer à faire de belles pièces.

Il est vrai que le marché horloger suisse montre des signes de ralentissement dans certaines régions du monde, en Chine notamment. Vous sentez-vous menacés?
Patek Philippe est présent dans 72 pays. L'Europe représente 45% de notre marché, l'Asie 33% (Chine incluse), les Etats-Unis 18% (il est intéressant de noter qu'avant la crise, ces deux derniers chiffres étaient inversés) et moins de 10% pour le Moyen-Orient. La Chine, c'est petit pour nous puisque nous n'avons que deux magasins sur place. Alors que nous avons toujours été très forts en Europe et que nous le resterons.

Et pour revenir aux préparatifs de la Foire de Bâle, beaucoup de travail également?
C'est la deuxième fois dans ma carrière où j'ai autant travaillé sur un modèle, où j'ai autant fouillé dans les racines profondes de la maison pour essayer de mettre en place une pièce qui soit à 300% Patek Philippe, ce qui, malgré les apparences, est très complexe à faire. La première fois, c'était pour la Réf. 5970, un quantième perpétuel chronographe dérivé de la Réf. 3970 laquelle était con- nue des collectionneurs comme la pièce parfaite, la plus représenta- tive de notre ADN. Avec le nou- veau modèle que nous allons pré- senter à Bâle, j'ai refait ce même type de recherche mais sur une ligne vitale pour nous, à savoir la ligne Calatrava (ndlr: créée dans les années 1930, elle est l'un des grands piliers de la maison).

Ce sera donc un modèle très classique, voire très épuré?
En effet, ce ne sera pas une mon- tre à haute complication, mais c'est là aussi qu'était le challenge: ressortir une pièce avec un mou- vement simple mais qui soit belle. Et je dois dire que je suis assez content du résultat! Elle corres- pond à la Calatrava que j'ai envie de porter aujourd'hui. Et elle a même réussi à bluffer mon père (ndlr: Philippe Stern, désormais président d'honneur). Pour moi, qu'elle ait du succès ou non, ce n'est pas grave. Je sais qu'elle mar- quera l'histoire de Patek Philippe.

 

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