Jeux Olympiques de la Jeunesse d'hiver

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Christophe Berthaud, directeur général de Swiss Timing, explique les principales innovations dans le domaine du chronométrage.

WORLDTEMPUS - 15 janvier 2012

Fabrice Eschmann 

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Des dizaines d'ordinateurs et d'écrans, des kilomètres de câbles, un personnel très concentré équipé d'écouteurs et de micros : la salle de chronométrage qui domine l'anneau de patinage de vitesse ressemble au centre de contrôle de la NASA. En près d'un siècle, le chronométrage sportif a connu une évolution technologique sans pareil. Les pistes sont aujourd'hui bourrées de capteurs, d'antennes, de laser et de caméras. Pour la troisième fois à Innsbruck (Autriche) après les Jeux de 1964 et ceux de 1976, OMEGA assure aujourd'hui le bon déroulement des premiers Jeux Olympiques de la Jeunesse d'hiver, qui se déroulent du 13 au 22 janvier 2012. Quelques 1000 jeunes athlètes de 15 à 18 ans se mesureront dans quinze disciplines. Christophe Berthaud, directeur général de Swiss Timing, société qui se met au service des marques de Swatch Group en ce qui concerne le chronométrage d'événements sportifs, explique les principales innovations dans le domaine et dévoile ce que demain nous réserve. 

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Fabrice Eschmann: les prestations qu'offre actuellement OMEGA, lors notamment des JO, sont la mesure du temps naturellement, mais aussi le traitement des données pour les classements, des graphiques pour les TV ou encore l'incrustation d'éléments virtuels sur les images, tel qu'une ligne rouge indiquant le record du monde. Que nous réserve l'avenir ?
Christophe Berthaud: Nos prestations ne vont pas fondamentalement changer de nature, mais nous allons assurément approfondir ce qui existe, notamment dans le domaine de l'imagerie virtuelle. Par exemple, pour le 400 m aux Jeux de Pékin, nous avons pour la première fois introduit des transpondeurs dans les dossards. Ces puces électroniques nous permettent d'identifier en tout temps le sportif et ses performances lorsqu'il est repéré par une antenne à un endroit donné.

D'autres projets en cours ?
Toujours à Pékin, en aviron, nous avons cette fois équipé les bateaux de GPS. Avec cinq positions par seconde, cela nous permet de connaître la distance exacte entre chaque embarcation, et donc d'avoir une vue d'ensemble et une bien meilleure compréhension des 1500 mètres de la course. Nous avons également utilisé ce système pour les skieurs de fond. C'est une course entre 15 et 50 km qui durent des heures. Si l'on ne veut pas que cela soit ennuyeux, il faut avoir quelque chose à montrer. Avec un GPS, on peut voir où en est notre athlète préféré en direct sur Internet par exemple, grâce à un suivi virtuel. 

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Et qu'y a-t-il dans vos laboratoires de R&D qui ne soient pas encore sorti ?

Nous développons des choses dans le domaine de l'analyse d'images. Dans le basket ou au foot par exemple, on ose rien accrocher aux sportifs, par sécurité. En analysant les images, il est possible de réaliser des choses intéressantes. Et puis nous travaillons aussi sur un système de positionnement permanent des sportifs à l'intérieur d'un stade, et pas seulement quand ils passent sur un capteur. En hockey par exemple, avec en plus une puce dans le puck, on peut imaginer des choses sympathiques. De même, en équipant un javelot de cette technologie, on pourrait visualiser la trajectoire en 3D. Mais tout ceci est de la musique d'avenir.

Quelle somme consacrez-vous à la R&D ?

Une somme significative…

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Le chronométrage sportif est-il une activité rentable, ou est-ce plutôt un vecteur de placement produit ?
Nous ne devons pas perdre d'argent, mais nous n'avons pas d'objectifs de contributions aux résultats de Swatch Group. 

OMEGA assure le chronométrage de ces premier Jeux Olympique de la Jeunesse d'hiver. Est-ce différent des JO ?

La question de savoir si nous venions ou pas ne se posait pas. Nous sommes partenaires des JO et nous sommes là. Il est vrai que c'est une nouvelle prestation, qui va mûrir. Elle va nous permettre de tester de nouvelles choses, comme de nouveaux formats de compétition. Par exemple, il y aura pour la première fois ici à Innsbruck une course de masse au ski de fond : tous les athlètes partent ensemble, en peloton. Nous devons nous adapter à chaque fois, avec de nouvelles solutions techniques. Pour le reste, il n'y a aucune différence avec les JO.

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