L’année 2013 marque les vingt ans de la Happy Sport, cette montre iconique créée par Caroline Scheufele, coprésidente et directrice artistique de Chopard.
Pour fêter l’événement: une version automatique – la première du genre – et une autre, précieuse à l’extrême, en or blanc, full sertie de 958 diamants baguette et 1978 diamants ronds ou triangle, avec mouvement manufacture L.U.C. Retour sur les premières heures d’un best-seller.
Sylvie Guerreiro: Comment est née la Happy Sport?
Caroline Scheufele: Nous avions alors la Happy Diamonds, lancée en 1978 (ndlr: c’était la première fois que l’on voyait des diamants emprisonnés entre deux glaces saphir tourbillonner sur un cadran) . Mais il ne s’agissait que de pièces classiques ou de soirée, en or. Et moi qui étais vingt ans plus jeune, qui étais très sportive et qui aimais les diamants, je me disais que ce serait bien d’avoir une montre sport basée sur ce principe de diamants qui bougent. Or à l’époque, c’était assez provocateur et avant-gardiste puisqu’il n’existait pas de montre en acier avec des diamants: ils étaient toujours sertis sur de l’or.
Comment fut-elle accueillie?
Elle a tout de suite eu beaucoup de succès. Parce que, justement, elle était très Chopard à cause de ces diamants mobiles. En même temps, du fait qu’elle était en acier et donc plus accessible, elle séduisait une autre clientèle, plus jeune, que nous n’avions peut-être pas auparavant avec la Happy Diamonds classique.
Sur le cadran, les diamants ne font pas que glisser d’un point à un autre, ils tournent. Pourquoi?
Parce qu’ils sont sertis dans de petits tubes en or à peine visibles. Et de manière à ce que le haut du diamant ne touche pas le verre. Tandis que le dessous du tube est légèrement arrondi.
Avant la Happy Sport, ce concept existait déjà dans des bijoux Chopard. Etait-ce votre idée?
J’avais 16 ans lorsque j’ai dessiné mes premiers bijoux; j’étais encore à l’Ecole internationale. A l’époque, je collectionnais les clowns et j’adorais aller au cirque. D’un autre côté, le concept Happy Diamonds existait déjà et ça me fascinait. Mais il n’y avait pas encore de bijoux chez Chopard. Alors, j’ai dessiné des clowns avec des Happy Diamonds.
Pour fêter ses 20 ans, ce modèle s’offre son tout premier calibre mécanique. Pourquoi seulement maintenant?
Nous avions déjà pas mal de montres mécaniques pour femme. Mais techniquement, c’était difficile d’y parvenir avec la Happy Sport, à cause de l’épaisseur des diamants mobiles qui s’ajoute à celle du mouvement, de la boîte et des glaces saphir. Nous avions imaginé de le faire il y a longtemps, mais il n’existait pas encore de calibre de ce type qui soit assez fin; ce n’était pas joli. Avec la nouvelle Happy Sport Medium Automatic, nous sommes parvenus à un bon compromis entre esthétique et mécanique… ce qui est primordial pour une femme!
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