Un squelette à 300 km/h, au poignet de Max Chilton

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Un squelette à 300 km/h, au poignet de Max Chilton - Armin Strom
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Sur piste, Max Chilton fait rugir sa Formule 1 pour conquérir ses titres. En privé, il s’autorise un tout autre plaisir mécanique : celui d’admirer le mouvement de ses Armin Strom, dont il est devenu l’ambassadeur.
La Formule 1 est un sport cruel. Max Chilton, avec 16 Grands Prix au compteur, peut en témoigner. La Formule 1 n’est ni l’équitation, la voile ou le tennis : sur circuit, il est tout simplement interdit de porter une montre ! « C’est une question de sécurité », explique Max Chilton. « En cas de crash, le risque d’éclat d’acier dans le bras est trop important ». Peu rassurant, mais réaliste !

Est-ce pour avoir moins d’acier au poignet que le pilote préfère les modèles squelettes ? « Pas du tout ! », s’amuse-t-il. « J’ai toujours aimé les modèles squelettes. Pour moi, c’est un peu du gâchis que d’avoir une si belle mécanique et de ne pas en dévoiler les charmes ».

Passion d’adolescent

Max Chilton n’est effectivement pas un novice en matière de garde-temps. Sa passion remonte à son adolescence. Déjà pilote confirmé, sa préférence va d’emblée vers les modèles qui épousent le mieux les contours de sa vocation : les chronographes. Il en acquiert les modèles les plus emblématiques mais, très rapidement, développe cet attrait pour la belle mécanique que l’on peut voir.

"Je déteste retirer ma montre"
C’est ici que le partenariat avec Armin Strom prend toute son ampleur. La manufacture est la première à lui proposer un chronographe technique, moderne, précis, fiable et dont le mouvement est aussi finement travaillé. Max Chilton tombe sous le charme. Les relations avec Armin Strom se font plus fortes. Il avoue d’ailleurs aujourd’hui une certaine fascination pour la marque et confesse « détester retirer sa montre » !

Le cas de Max Chilton n’est pas isolé. L’art développé par M. Strom est unique et beaucoup en sont devenus collectionneurs. Car c’est bien d’art qu’il s’agit : un mouvement travaillé par Armin Strom atteint une forme de quintessence esthétique. D’abord artisanale, l’œuvre d’Armin Strom est devenue marque en 2006. Une jeune génération passionnée reprend aujourd’hui la voie ouverte par le maître et l’étend à des univers comme celui de Max Chilton.

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Liaisons dangereuses

Max Chilton est-il accro à la mesure du temps ? Le temps, son meilleur...ennemi.
Humble, l’as des circuits développe sa relation intime, ambivalente, avec Chronos : « sur circuit, son masque change au fil des tours. Parfois il file trop rapidement. C’est lorsque je ne vais pas assez vite, je n’arrive pas à rattraper les secondes qui me manquent sur chaque tour. Mais il peut aussi être trop lent quand, à l’inverse, je suis en tête et que la ligne d’arrivée paraît toujours trop loin, trop longue à venir ». Max Chilton et Chronos jouent en permanence au chat et à la souris. Chacun possède sa part de chance pour monter sur le podium. Mais au final, il n’y a de la place que pour un...

Aussi, lorsqu’il est hors circuit - au sens propre -  Max Chilton apprécie de pouvoir choisir son garde-temps et de s’en servir comme bon lui semble. Le pilote laisse place à l’esthète, celui qu’Armin Strom a su séduire. « L’exemplaire que je préfère est un squelette unique, en ce sens qu’il a été gravé par M. Strom en personne, à ma seule intention, mais ce modèle est celui que l’on retrouve en boutique », précise le pilote comme pour s’excuser d’avoir eu ce léger privilège.

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A son poignet, la passion du pilote rencontre celle du maître horloger. La manufacture Armin Strom rassemble aujourd’hui une vingtaine de personnes à Bienne. Des clients du monde entier viennent se procurer des pièces en séries ultra-limitées, de celles qu’Amin Strom a patiemment embellies, améliorées et squelettées d’un tour de main artisanal qu’il incarnait à lui seul depuis 1967.


Intégrité mécanique

« Le dernier modèle Racing est à moi, je l’ai acheté »
Pour Max Chilton, il n’y aucun passe droit à posséder ces pièces d’exception : lorsque certaines marques envoient gracieusement leurs pièces à leurs ambassadeurs, Armin Strom et Max Chilton gardent une distance respectueuse et professionnelle. « Le dernier modèle Racing est à moi, je l’ai acheté », précise le pilote. Avant d’ajouter : « Et les autres modèles qui me sont fournis sont des prêts, qui reviennent à la manufacture après les différents shows que j’ai pu effectuer avec eux ».

Ainsi, Armin Strom et Max Chilton montrent qu’ils partagent bien plus qu’une passion horlogère : le souci de l’intégrité, de la détermination. Pour la première, cette détermination se concrétise aujourd’hui par cinq calibres maison, dont un tourbillon, faisant d’Armin Strom une véritable manufacture.
Pour le second, la détermination est cette possibilité d’accéder, un jour peut-être, aux plus grands titres mondiaux.

Armin Strom, l’homme derrière la marque, a pris sa retraite en 2011, à l’âge de 74 ans. Max Chilton en a 22. Sa route, si rapide soit-elle, est encore longue.

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