Une enquête menée par l'institut Opinionway s'est penchée sur les goûts et les comportements des amateurs d'horlogerie. Eclairages et confirmations se côtoient dans ce projet d'ampleur.
WORLDTEMPUS – 12 Avril 2012
David Chokron
L'acheteur d'horlogerie est un homme discret. Sa passion étant dispendieuse, il garde pour lui les rouages intimes qui l'animent. Menée auprès de 824 hommes dans 52 pays, l'étude OpinionWay n'en prend que plus d'importance. Elle a jeté un éclairage nouveau sur les toqués des tocantes. Parmi eux, certains sont lecteurs de Worldtempus, qui a contribué à l'enquête.
Plaisir
L'étude de l'institut français confirme quelques faits bien établis, quoique peu documentés. Avant tout, l'achat d'une première montre est de moins en moins lié à un évènement marquant. Il s'agit désormais d'un acte de plaisir revendiqué comme tel à hauteur de 58%. D'autre part, c'est une passion qui s'est rajeunie: 38% des répondants ont moins de 35 ans, 23% pour les lecteurs de Worldtempus.

Collection
Au chapitre des surprises, il en est une réellement bonne. Le taux de multi possession est élevé. Logique pour une étude aussi spécialisée. Mais le fait que le nombre moyen de montres se situe à 7,6 (et 8,4 chez nos lecteurs) prouve que la variété et la logique de collection font partie intégrante de la passion horlogère. Il est loin le temps où l'on chérissait un seul modèle toute sa vie. De plus, parmi ces montres, 3,8 d'entre elles coûtent plus de 4'000 francs, et 2,7 moins de 1'400 francs. La passion est donc diverse et il n'est pas interdit de se faire plaisir avec des pièces plus abordables. Autre fait intéressant, Rolex et Omega sont au coude à coude auprès des collectionneurs et dominent les débats. Respectivement 44% et 42% des répondants déclarent en posséder au moins une. Le troisième, Jaeger-LeCoultre, est 6 points derrière.
Culture
Quant à la motivation d'achat principale, qui se situe au cœur des préoccupations de l'industrie horlogère, elle est plutôt rassurante: 84% des répondants estiment que le design de la montre et son apparence générale sont très importants. Juste derrière, on trouve les aspects techniques, avec 55%, à 6 points devant la force de la marque. L'acheteur horloger est donc éclairé et ne se base pas que sur ses impressions, intellectuelles ou visuelles.
Patience limitée
Reste un fait tenace, les clients de l'horlogerie sont impatients avec le service après-vente. Ils sont 60% (et 56% chez nos lecteurs) à penser qu'un délai de réparation doit se situer sous la barre des 30 jours. On est loin du compte et il ne reste aux marques qu'à prendre acte et progresser. C'est à cela que sert l'information. Quant aux 2% de répondants qui déclarent n'avoir jamais été vraiment intéressés par l'horlogerie, nous les remercions de leur aimable quoiqu'étrange participation.