L'art reste une solide valeur refuge

2 minutes read
Pour Gilles Dyan, qui a choisi Genève pour ouvrir sa onzième Opera Gallery, il faut être plus que jamais bien informé et bien conseillé.

Tribune des Arts - Mai 2009
Propos recueillis par Michel Bonel

 

Inauguration_325701_0

D'origine française, vivant entre Singapour, surtout, Londres et Paris, se définissant comme un passionné, à la fois par les oeuvres d'art et par les artistes qui les créent, Gilles Dyan a commencé, dans les années 1990, par vendre des lithographies, en faisant du porte à porte à Paris. Après avoir travaillé dans des agences de publicité et chez un afficheur, il a ouvert sa première Opera Gallery à Singapour. “C'était en 1994. J'étais avec trois autres associés dont j'ai racheté les parts quelques années plus tard. Et par la suite, des investisseurs qui sont mes clients, m'ont accordé leur confiance.”

Quel est votre créneau?
En tant que galerie généraliste, nous présentons des artistes contemporains, européens, américains du nord ou du sud, chinois, moyen-orientaux, parmi les plus connus et les plus recherchés. Nous montrons aussi le travail de jeunes talents que nous découvrons et que nous promotionnons à travers notre network. D'un autre côté, notre offre comprend également des tableaux de maîtres couvrant tous les courants importants du XX e siècle, des Impressionnistes à l'Ecole de Paris, l'Art moderne, l'Art Brut... Nous proposons des oeuvres à tous les prix, de 5000 francs à 10 millions de francs.

Pourquoi avoir choisi Genève?
Nos emplacements dans les villes où nous nous installons sont des locations prestigieuses où nous pouvons toucher à la fois les vrais collectionneurs mais aussi les gens de passage fortunés. Genève est une place internationale où transitent de nombreux clients provenant des quatre coins du globe. L'ouverture était programmée depuis deux ans dans nos plans d'expansion. Nous avons de nombreux collectionneurs en Suisse et à Genève en particulier. Dirigée par Joran Lahmi, la galerie genevoise n'est jamais que la onzième à travers le monde. Après Singapour, Paris, New York, Miami, Hong Kong, Londres, Venise, Séoul, Monaco et Dubaï. Suivront, en 2010, Bombay, Tokyo et Los Angeles.

Comment êtes-vous financé ?
Je m'assure dans chaque ville, le partenariat de deux à trois investisseurs importants. Ce sont des représentants de familles prestigieuses qui ont 49% de parts et moi, 51%. Genève n'échappe pas à cette règle qui fonctionne bien. Nous avons parmi nos investisseurs locaux, le cheikh Mohammed Al-Khereiji, 35 ans, businessman averti qui réside à Genève.

Comment les prix évoluent-ils ?

Il y a eu une légère correction de l'ordre de 10% pour les toiles de maîtres classiques. Pour les contemporains, dont les prix s'étaient envolés ces dernières années, certains artistes ont perdu jusqu'à 40% de leur valeur. Dans le même temps, les bons artistes, qui pratiquaient des prix abordables, ont maintenu leur cote. Personnellement, je suis plutôt optimiste pour l'avenir. Les collectionneurs et les investisseurs s'aperçoivent que l'art est toujours une valeur refuge solide lorsque l'on est bien conseillé et que l'on sait quoi acheter.



Opera Gallery
Genève
10-12, place Longemalle.
Ouvert du lundi au samedi de 11 h à 19 h.
Tél. + 41 22 318 57 70.
www.operagallery.com

Inauguration_325701_1