La reine de la plongée offerte au prince Albert

Début juin à Monaco, Hublot a officiellement présenté la King Power 48 mm Oceanographic 4000, une montre de l'extrême, étanche jusqu'à 4000 mètres de profondeur.

Tribune des Arts - Juillet/Août 2011
Sylvie Guerreiro

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Les grands fonds océaniques couvrent la moitié de la surface terrestre. Mais ils sont plus méconnus que le sol martien. Insoutenable pour un homme comme Jean-Claude Biver, le CEO de Hublot! Le voici donc partenaire du Musée Océanographique de Monaco. Créée à la demande d'Albert Ier, prince de Monaco de 1889 à 1922, pour y abriter ses collections glanées lors de ses nombreuses expéditions, cette institution est une référence en matière d'étude, de recherche et de sauvegarde des océans. Autant de relevés scientifiques et de missions auxquels la marque Hublot participera désormais par un apport financier. Et pour s'amarrer au navire, quoi de mieux qu'une montre capable de côtoyer les plus mystérieux abysses? 

Telle se présente la King Power 48 mm Oceanographic 4000. Elle peut descendre jusqu'à 4000 mètres de profondeur! Un exploit. Et un casse-tête pour le fabriquant de boîtier. Cela dit, quoi de plus normal pour une maison comme Hublot, par essence liée à la mer? “On a fabriqué des montres étanches et des montres de plongée avant, précise Jean-Claude Biver. Mais elles étaient comme toutes les autres, étanches à 100, 300 ou 1000 mètres. Ce n'est que maintenant que nous en avons fait une d'une telle étanchéité, car l'association avec le Musée Océanographique et notre partenariat dans la découverte et la préservation des grands fonds marins nous a donné bien évidemment l'idée d'aller à l'extrême. Et c'est ainsi que nous avons décidé de pousser jusqu'à 4000 mètres.” Résultat: elle est la première montre à être parrainée par le Musée. 

À toute épreuve 

Conforme à la norme ISO 6425 lui permettant d'être qualifiée de “montre de plongée”, l'Oceonographic 4000 – qui renferme un mouvement automatique – a été testée à la manufacture Hublot, dans la seule cuve Roxer de Suisse pouvant simuler une profondeur et une pression correspondant à 5000 mètres. Elle arbore une boîte 48 mm en titane équipée d'une glace saphir de 6,5 mm d'épaisseur, d'un fond vissé en titane grade 2, d'un rehaut tournant à l'intérieur de façon unidirectionnelle, avec indicateur de temps de plongée, et d'une valve à hélium en acier permettant aux gaz s'étant infiltrés dans la montre lors de la descente, de s'échapper ensuite. Elle se dote aussi de deux couronnes vissées, dont une, reconnaissable à son protège-couronne surdimensionné, sert à calculer le temps de plongée. Le tout étant conçu de manière à garantir un maximum de sécurité et de confort d'utilisation. quant à l'affichage des diverses fonctions, traitées au SuperLuminovaTM, elles restent lisibles même dans l'obscurité. Et parce qu'on ne plonge pas tous les jours à -4000 mètres, ce modèle est livré avec deux bracelets pouvant être portés ou non sur une combinaison de plongée. Un pour la ville, en caoutchouc, l'autre pour le sport, en caoutchouc et nylon. À noter qu'une version All Black, avec boîte en fibre de carbone, existe également. 


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King Power 48 mm Oceanographic 4000. Boîte en titane, cadran noir mat avec rehaut tournant et valve à hélium, sur bracelet caoutchouc. Mouvement automatique. Édition limitée à 1000 exemplaires. © Hublot

 

Une fois de plus, Jean-Claude Biver démontre son talent à être le premier, même dans des domaines où on ne l'attend pas. Et le prince Albert II de Monaco était là pour en attester. Puisque la présentation officielle de la montre s'est faite devant l'aquarium principal du Musée Océanographique, où une frêle naïade n'a pas hésité à défier les requins pour aller la sortir du coquillage lui servant de cachette. Ce qui ne fut pas pour déplaire au prince dont le penchant pour les jolies nageuses s'est vu bénit par les liens sacrés du mariage à peine 26 jours plus tard. Un événement que Jean-Claude Biver a tenu à fêter à sa manière. En offrant le premier exemplaire de l'Oceanographic 4000 au prince et, surtout, en partageant une fondue préparée avec son propre vacherin vaudois. Le tout, sur fond de cors des Alpes, viande des grisons, meringues à la crème double et Gamay de Féchy, ça va de soi.  

Qui s'emparera de la 2 million € BB?

Arrivée à Monaco avec le Grand Prix de F1, cette pièce unique – dans tous les sens du terme – attend dans une vitrine expressément faite pour elle chez Zegg & Cerlati, place du Casino. Née sur un coin de table l'année passée à Baselworld, sous le crayon de Jean-Claude Biver, CEO de Hublot, elle était prête la veille de la Foire de Bâle 2011. Un miracle lorsque l'on pense aux chiffres: 

- 637 diamants baguette + 1 taille rose sur la couronne 

- 141 carats, obtenus à partir de 270 carats bruts 

- 0.40 carat pour chacun des diamants au centre du bracelet 

- 45 tailleurs, qui ont œuvré durant 1 mois non-stop 

- 2000 heures de travail pour les maîtres-sertisseurs 

- 210 composants constituent le mouvement 

- 120 h de réserve de marche, soit 5 jours 

- 2 millions d'euros, le prix de l'exclusivité

 

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Vous l'avez compris, la montre, en or blanc, est intégralement pavée. Mais avec des diamants plus gros que de coutume et d'une qualité rare (couleur Wesselton et pureté Pur A VVS), provenant tous de Iakoutsk en Sibérie Orientale. L'exploit étant surtout constitué par l'homogénéité obtenue dans le choix des pierres et la perfection du sertissage façon “Clou de Paris”. Quant au mouvement, il n'est pas en reste. Entièrement manufacture, à remontage manuel, il comporte un tourbillon volant flanqué de deux colonnes faisant allusion à celle de la Place Vendôme qui vient de fêter son bicentenaire. De quoi se mettre à rêver, n'est-ce-pas?

 

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