25
WorldTempus · 25 ans

25 ans, 25 cadeaux

Trois minutes, 25 chances de gagner : une montre DOXA, des séjours d'exception et bien plus.

Je participe

Du garage au palais

4 minutes read
Jean-Claude Biver a donné des ailes à la marque Hublot. Un nouveau pari réussi pour ce personnage incontournable du monde horloger.

 

Jean-Claude Biver adore les défis. La marque Blancpain rachetée pour 18000 francs, c'est lui! Grâce à lui, la manufacture a retrouvé son prestige d'antan, avant d'être confiée aux mains du groupe Swatch. L'homme a également travaillé chez Audemars Piguet, et fait partie de la direction du Swatch Group.

En 2004 – il a alors 55 ans –, Jean-Claude Biver reprend la marque Hublot. «Dans la branche, tout le monde a dit: cette fois, son compte est bon!», confie-t-il. L'homme se retrouve donc à la tête d'une marque connue principalement des spécialistes. L'entreprise compte 36 collaborateurs, 96% des produits sont dotés de mouvements à quartz et le chiffre d'affaires ne dépasse guère les 32 millions.

«Hublonium»

Trois ans plus tard, Hublot emploie 100 personnes, et son chiffre d'affaires est sur le point d'atteindre les 150 millions. Autre prouesse technique, 85% des montres Hublot dévoilent actuellement un mouvement mécanique.

Pour Jean-Claude Biver, «Hublot doit servir de référence à la fusion dans l'industrie horlogère». Ce n'est pas de fusions d'entreprises dont il est question ici, mais bien d'intégrer, dans l'horlogerie classique, des matières traditionnelles avec des matériaux modernes. «La fusion est le message de la marque. Je ne l'ai pas inventé, mais reformulé.» C'est ainsi qu'ont été achevés les premiers mouvements de production maison il y a quelques semaines, mariant avenir et tradition horlogère.

Le mouvement Hublot est composé d'AG5, un mélange ultraléger d'aluminium et de magnésium, que Jean-Claude Biver appelle «Hublonium», fusion de deux choses qui, à première vue, n'ont rien à voir ensemble.

L'année prochaine, Hublot fabriquera cinquante pièces de cette nouvelle création. Et en 2012, la marque prévoit d'en produire 50000 à 60000! Ce modèle, nommé «Mag Bang», a été porté par de précieux spécialistes tels que René Maillefer, Cédric Grandperret et Fausto Berizzi, qui coopèrent avec Hublot dans la recherche et le développement de nouveaux calibres. René Maillefer, l'un des noms les plus prestigieux de l'horlogerie suisse, avait pourtant pris sa retraite. Jean-Claude Biver a le don de s'entourer des meilleurs.

Sa propre manufacture

A l'heure actuelle, les ateliers Hublot sont installés dans un garage loué par l'entreprise. Mais à partir de décembre 2008, la marque déménagera dans une nouvelle construction, à La Vuarpillière, la zone industrielle de Nyon. Le bâtiment, d'une surface de plus de 4000 m2, abritera notamment une école d'horlogers, une crèche, ainsi que des espaces que Jean-Claude Biver veut louer à des start-up. Ce petit palais devrait coûter dans les 15 millions de francs.

Et ce n'est pas tout. L'année prochaine, Hublot sera «official timekeeper» du championnat d'Europe de football. Biver précise: «L'UEFA achète ma connaissance de la branche des produits de luxe.» A la fin de notre rencontre, l'homme s'envolait pour Londres pour signer le contrat.

Hublot pour Senna

Hublot s'est également engagée à soutenir la Fondation Ayrton Senna, créant une série limitée de montres appelées «Big Bang». Lors du dernier GP de la saison de F1, Hublot présentait ainsi un magnifique chronographe noir à rattrapante, dont l'indicateur de la réserve est décoré en rouge par la signature d'Ayrton Senna, et en vert et jaune par le drapeau brésilien. La Fondation Senna est une organisation sans but économique, active au Brésil depuis 13 ans.

Fondée par Viviane Senna, la sœur d'Ayrton, son objectif est de réaliser les idéaux du pilote, qui rêvait de dignité et de justice dans ce pays qu'il aimait. Elle offre à de jeunes Brésiliens l'accès à de nouvelles formations. Huit millions de jeunes de 25 provinces du Brésil en ont déjà bénéficié. La «Big Bang Ayrton Senna» est la première Hublot qui se vend au Brésil – les 100 premiers exemplaires ont été réservés à ce marché et se sont vendus comme des petits pains. Les 400 autres unités de cette série limitée sont adressées à un parterre de 1300 candidats, qui se sont déjà annoncés. Le prix de la montre atteint les 24900 francs. «Nous produirons sûrement d'autres séries de cette montre, avec des détails différents», conclut Jean-Claude Biver.

 

La Revue Automobile / www.revueautomobile.ch

 

Marque