Comment Jean-Claude Biver drague les stars

2 minutes read
Le patron des montres Hublot était à Monaco cette semaine. L'occasion de le voir à l'œuvre.


24Heures - 14 juin 2011

Raphaël Delessert 



Crâne rasé de près, sourire rivé aux lèvres et voix tonitruante, il serre des mains à tour de bras. Autour de lui à Monaco cet après-midi, journalistes, photographes, bijoutiers, attachés de presse et jet-setteurs se bousculent. Patron de la manufacture horlogère Hublot, Jean-Claude Biver prend dans ses bras Sir Alex Ferguson, l'entraîneur mythique de Manchester United. Depuis trois ans, les joueurs du club anglais portent une Hublot au poignet. Et cet après-midi à Monaco, le large sourire de Sir Alex n'est pas feint.

«Je suis en vacances ici, je suis venu par amitié pour Jean-Claude. C'est un homme incroyable. Quand il est venu parler aux joueurs dans les vestiaires, l'enthousiasme qu'il a mis dans son discours nous a tous impressionnés», glisse en aparté l'Ecossais qui en a pourtant vu d'autres. Quelques minutes plus tard, devant le lagon aux requins du Musée océanographique de la Principauté, c'est au Prince Albert II que Jean-Claude Biver donne l'accolade et offre la dernière née des ateliers Hublot: une montre de plongée étanche à 4000 mètres. Valeur: près de 20 000 francs.

Hublot_330642_0



«En fait, j'essaie d'en faire le moins possible»

A le voir fendre la foule, hilare, distillant bons mots, blagues ou compliments, on se dit que celui qui vit sur les hauts de La Tour-de-Peilz aime les mondanités. Il dément: «On ne me voit pas dans tous les bals, loin de là. En fait, j'essaie d'en faire le moins possible, sans que ça porte préjudice à mon métier. Tenez, ce soir, au lieu de dormir tranquillement dans un palace monégasque, je rentre en avion à La Tour-de-Peilz.»

Assis à l'arrière de la grosse berline qui sillonne la Principauté, Jean-Claude Biver raconte encore comment il a rencontré le groupe de rock Depeche Mode, devenu ambassadeurs Hublot: «Je les ai croisés par hasard dans un magasin à Prague, ils portaient des chapeaux. Le courant a passé, ensemble, on a levé 600 000 dollars pour la lutte contre le cancer.»

Légende de la planète foot, Diego Maradona n'a pas été difficile à convaincre non plus: «J'ai remarqué qu'il portait toujours deux montres identiques, une à chaque poignet. Un détaillant à Buenos Aires nous a expliqué qu'il faisait graver sous le fond de chacune d'elles le prénom de ses deux filles. Je me suis dit: «C'est un type génial! Il faut qu'il devienne notre ambassadeur!»

Plus récemment, c'est la star du basketball américain Dwyane Wade qui a été recrutée par la marque. «On l'a approché après l'avoir vu avec une Hublot au poignet.»


Au poignet des sportifs


A ce sujet, les sportifs, et les footballeurs en particulier, sont nombreux à jeter leur dévolu sur les modèles de la marque nyonnaise. Jean-Claude Biver n'en est pas peu fier: «Sur le bus qui paradait avec les joueurs du FC Barcelone après leur victoire en Ligue des champions, cinq d'entre eux portaient une Hublot. Ça nous fait très plaisir. Nos ambassadeurs les plus nombreux et les plus efficaces, c'est l'ensemble de nos qui clients qui achètent nos montres.»

Le DJ star David Guetta, le rappeur 50 cent ou l'animateur télé Nikos Aliagas font eux aussi partie de ces clients. Et font dire à certaines mauvaises langues que Hublot est une marque bling-bling. Pas de quoi fâcher Jean-Claude Biver dans sa berline: «Je ne m'en offusque pas. Toute marque qui a aujourd'hui du succès attire les personnalités en vue.»

Hublot_330642_1

 

Marque