Comment Hublot s'est rêvé sur Second Life

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Hublot, une marque de montres suisses, a ouvert les portes de sonunivers virtuel sur Second Life le 12 septembre 2007. Six mois plustard, quel est le bilan que peut tirer Hublot de cette stratégiemarketing très avant-gardiste ?

Hublot_320475_0Comment Hublot s'est rêvé sur Second LifeAprès les flux RSS, la Hublot TV, et un site internet interactif, la création d'une île sur Second Life s'inscrivait dans une suite logique pour cette marque horlogère orientée nouvelles technologies de la communication. Second Life, « un outil marketing web 2.0. » ou « une vie de rêve », qu'est-ce qui séduit les grandes marques ?

Second Life séduit les grandes marques.

Analysons dans un premier temps ce qui peut bien séduire les marques sur Second Life. Ce monde virtuel attire les professionnels du marketing par les nombreuses possibilités publicitaires. Se faire connaître, atteindre son public cible, flairer les tendances, gagner en visibilité, a priori tout paraît possible, de quoi faire rêver les entreprises.
En effet, toutes sortes d'objets peuvent être crées et offerts aux avatars qui évoluent sur Second Life. Mais quels sont les véritables intérêts pour les marques ?
- Les possibilités de graphisme en 3D sont illimitées, laissant libre cours à l'imagination et à la créativité des marques.
- Les formes publicitaires virtuelles sont multiples, allant de l'affichage classique au placement de produits, en passant par la distribution de flyers ou de vidéo-conférences.
- L'interactivité avec la clientèle d'avatars permet de créer un esprit communautaire et entretenir une relation privilégiée et de fidélisation avec le public cible.
- Second Life peut également servir de marché test aux entreprises, pour évaluer la réussite de nouveaux produits avant le lancement
- L'occasion de révéler les nouvelles tendances, par exemple en permettant aux avatars de customiser les produits offerts.

Mais actuellement, c'est avant tout encore un canal de communication peu exploité qui offre des retombées médiatiques importantes pour les nouvelles marques qui s'y implantent ! C'est donc aussi une opportunité pour le buzz marketing.Hublot_320475_1

Bilan de rêve ou de cauchemar pour Hublot?

Porté par le dynamisme et la volonté de se distinguer en tout point de ses concurrents horlogers, Jean-Claude Biver, le CEO de la marque Hublot a certainement une longueur d'avance en matière de nouvelles technologies de l'information. Du moins il met en oeuvre les grands moyens pour sa stratégie de communication; pas moins de six moins ont été nécessaires au développement de son île sur Second Life.
Dans un domaine plutôt conservateur et traditionnel de l'horlogerie, une chose est certaine, l'effet buzz de l'entrée de Hublot sur SL aura fait couler de l'encre! était-ce l'unique objectif?
Malgré l'affinité que l'on peut porter à la marque Hublot, l'intérêt poussé pour les nouvelles technologies de l'information, l'adrénaline et la volonté de découvrir la propriété à Monsieur Hubl'Oh, hélas, l'effet wouaw sombre bien vite! Certes ce petit monde maritime impressionne au premier abord et invite à la rêverie. Un rapide tour des lieux, un deuxième plus en détail, on marche sur le quai de la marina, on vole au-dessus du terrain de foot, on visite les fonds marins, on feuillette le catalogue au bar, mais il manque quelque-chose, ... ou plutôt quelqu'un! Il n'y a personne! L'accueil est inoccupé, le magasin tourne sans personnel, les fauteuils de la conférence de presse sont tous vides!
Le SLifer s'ennuie rapidement sur Hublot Island. Il peut consulter beaucoup d'informations, mais ça s'arrête là. Il ne peut pas manipuler les montres, ni les essayer, ni les modifier, ou donner son avis? participer à des concours? Hormis consulter la vitrine PR de la marque, le visiteur n'a en fait, rien d'autre à faire.
Déjà 7 mois après son ouverture, l'île Hublot se serait-elle endormie? Les rumeurs semblent le confirmer. Jean-Claude Biver, alias Hubl'Oh, se dit ne pas être convaincu par les possibilités de ce média. Il ne s'exprime néanmoins pas par rapport aux facteurs d'échec que nous avons développé dans cette analyse.

Cas pratique réalisé par Valérie Débely

SOURCE : E-sens

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