20Minutes - 14 février 2010
Marc Fragnière
Samedi, Didier Cuche vient de terminer sa descente de la piste Kandahar. Le Neuchâtelois, en course pour la médaille d'or, jette un oeil désabusé au tableau lumineux. Son temps ne s'affiche pas. Il n'est pas classé. Une dizaine de secondes s'écoulent puis le speaker annonce le verdict à un athlète impatient d'être fixé sur son sort: «Didier, tu es 2e avec 32 centièmes de retard sur Erik.» Un incident parmi d'autres, révélateur d'une semaine maudite sur le plan du chronométrage.
Sans esquiver les reproches – «C'est la gabegie», avait tonné Didier Cuche –, Jean-Claude Biver a rappelé que la société Hublot n'assure pas elle-même le chronométrage, mais que ce dernier a été sous-traité aux Autrichiens d'Alge Timing. «Nous n'avons pas eu notre mot à dire sur ce choix. C'est la Fédération internationale (FIS) qui décide.» Il a ajouté que si la situation devait se dégrader, Hublot pourrait demander des dommages et intérêts à la FIS, comme convenu dans le contrat liant les deux parties.
Jean-Claude Biver s'est toutefois empressé d'ajouter: «Je suis un partenaire et j'entends me comporter en tant que tel avec la FIS. Je ne suis pas un sponsor cupide.» Une retenue logique, Hublot s'étant entendu sur le long terme avec la FIS pour officier lors des Mondiaux de ski alpin et de ski nordique.
