L'homme a vu le jour en 1508. Tableaux, maquettes et dessins racontent sa vie extraordinaire.
Il a modelé la ville, comme Le Bernin a pu le faire pour Rome. Normal que Vicence fête son grand architecte. Andrea Palladio est né le 30 novembre 1508 non loin de là, à Padoue. L'exposition du demi-millénaire s'imposait.
Plus ou moins chronologique, le parcours raconte un conte de fées. Andrea di Pietro della Gondola a commencé comme tailleur de pierre. Mais il était travailleur, intelligent et surtout doué. Le riche Gian Giorgio Trissino finit par le remarquer. Il se fit son mentor, puis son commanditaire, après l'avoir fait étudier et voyager. Devenu «Palladio », l'homme put ainsi construire villas de plaisance et palais urbains, même si ces derniers eurent la fâcheuse habitude de rester inachevés, faute de moyens financiers.

Des formules qui font date
Palladio s'imposa non seulement comme praticien, inventant des formules qui marqueront l'Italie, puis l'Angleterre et les Etats-Unis pour des siècles (la maison de Scarlett O'Hara dérive de ses idées), mais en tant que théoricien. Ses livres élargiront sa réputation. C'était la première fois depuis l'Antiquité qu'un architecte couchait sa vision sur le papier. Palladio possédait une gloire européenne lors de sa mort en 1580. Quel type d'oeuvres montre l'actuelle présentation? Des portraits, dont celui du maître par Le Greco. Des tableaux religieux ou mythologiques.
A la Villa Barbaro, notre homme avait collaboré avec Véronèse. Mais il y a aussi des livres, des maquettes et des dessins. Son disciple Scamozzi avait vendu ces derniers à l'Anglais Inigo Jones, vers 1620. C'est donc d'Angleterre qu'ils accomplissent le voyage retour, non sans y avoir fait des petits. Jones les utilisa pour construire à Londres Banqueting House ou Queen's House, qui existent encore.
Environnement magique
Le principal objet de l'exposition reste cependant le lieu d'accueil. Nous sommes dans le palais Barbaran da Porto, bâti par le maestro. Le Chiericati, la Basilica, le Teatro Olimpico se trouvent à deux pas, la célèbre Villa Rotonda à trois. Lorsque l'exposition passera à la Royal Academy de Londres, cet environnement magique disparaîtra, même si le bâtiment appartint au cours du XVIIIe siècle à Lord Burlington, à l'origine d'un «revival» Palladio au Royaume-Uni.
Etienne Dumont
Palladio 500 Vicence
Jusqu'au 6 janvier 2009.
Palazzo Barbaran da Porto,
11, Contrà Porti.
Di-je: 9 h 30-19 h;
ve-sa: 9 h 30-21 h.
www.studioesseci.net/mostra
Londres
Du 31 janvier au 13 avril 2009,
à la Royal Academy.
Tél. + 44 20 73 00 80 00.
Tous les jours de 10 h à 18 h;
vendredi jusqu'à 22 h.
www.royalacademy.org
Plus ou moins chronologique, le parcours raconte un conte de fées. Andrea di Pietro della Gondola a commencé comme tailleur de pierre. Mais il était travailleur, intelligent et surtout doué. Le riche Gian Giorgio Trissino finit par le remarquer. Il se fit son mentor, puis son commanditaire, après l'avoir fait étudier et voyager. Devenu «Palladio », l'homme put ainsi construire villas de plaisance et palais urbains, même si ces derniers eurent la fâcheuse habitude de rester inachevés, faute de moyens financiers.

Le Teatro Olimpico à Vicence, fut l'ultime oeuvre d'Andrea Palladio.
Il fut achevé par son disciple Vincenzo Scamozzi, en août 1580.

La Villa Rotonda près de Vicence, construite entre 1566 et 1571 en partie selon les plans d'Andrea Palladio, fut d'abord utilisée comme domaine agricole par la famille Capra. Aujourd'hui, elle appartient aux Valmarana
Des formules qui font date
Palladio s'imposa non seulement comme praticien, inventant des formules qui marqueront l'Italie, puis l'Angleterre et les Etats-Unis pour des siècles (la maison de Scarlett O'Hara dérive de ses idées), mais en tant que théoricien. Ses livres élargiront sa réputation. C'était la première fois depuis l'Antiquité qu'un architecte couchait sa vision sur le papier. Palladio possédait une gloire européenne lors de sa mort en 1580. Quel type d'oeuvres montre l'actuelle présentation? Des portraits, dont celui du maître par Le Greco. Des tableaux religieux ou mythologiques.
A la Villa Barbaro, notre homme avait collaboré avec Véronèse. Mais il y a aussi des livres, des maquettes et des dessins. Son disciple Scamozzi avait vendu ces derniers à l'Anglais Inigo Jones, vers 1620. C'est donc d'Angleterre qu'ils accomplissent le voyage retour, non sans y avoir fait des petits. Jones les utilisa pour construire à Londres Banqueting House ou Queen's House, qui existent encore.
Environnement magique
Le principal objet de l'exposition reste cependant le lieu d'accueil. Nous sommes dans le palais Barbaran da Porto, bâti par le maestro. Le Chiericati, la Basilica, le Teatro Olimpico se trouvent à deux pas, la célèbre Villa Rotonda à trois. Lorsque l'exposition passera à la Royal Academy de Londres, cet environnement magique disparaîtra, même si le bâtiment appartint au cours du XVIIIe siècle à Lord Burlington, à l'origine d'un «revival» Palladio au Royaume-Uni.
Etienne Dumont
Palladio 500 Vicence
Jusqu'au 6 janvier 2009.
Palazzo Barbaran da Porto,
11, Contrà Porti.
Di-je: 9 h 30-19 h;
ve-sa: 9 h 30-21 h.
www.studioesseci.net/mostra
Londres
Du 31 janvier au 13 avril 2009,
à la Royal Academy.
Tél. + 44 20 73 00 80 00.
Tous les jours de 10 h à 18 h;
vendredi jusqu'à 22 h.
www.royalacademy.org
Tribune des Arts - Décembre 2008 - No 367