WORLDTEMPUS - 25 mars 2011Catherine De Vincenti
Cette année, les cadrans de quelques pièces d'exception pourront être assortis à des foulards triés sur le volet, Comme quelques autres à Bâle, Hermès a fait le choix de mettre ses cadrans en couleur grâce à la technique précieuse de l'émail grand feu. Plus facile à dire qu'à faire : ciseler, dessiner, colorer, sertir, creuser, ajourer sont autant d'étapes pour mettre en scène un cadran. Les teintes vont naître du choix des différents pigments venant se fondre et fusionner avec la matière vitreuse offrant des textures et des transparences multiples. Certaines gravures ou guillochages répétitifs, effectués au préalable, permettront de donner le volume et la perspective. Les trois techniques essentielles : le cloisonné, le champlevé, et la miniature sont représentées. Un tel décor peut demander jusqu'à douze cuissons dans un four à 800 degrés.

Les modèles Arceau et Cape Code, grands "hits" de la marque, seront les supports des cadrans précieux. Un choix marketing a débouché sur la création d'une famille de montres baptisée "Fleurs indiennes". Comprenant quatre séries de trois pièces ayant le même motif décliné différemment, chaque série vaut 360‘000 francs taxes comprises, ceci afin de ne pas avoir recours à des choix … insupportables ! Toutes sont inspirées par le Carré de soie d'Aline Honoré dans des teintes lumineuses et variées. "
Le modèle "H dédale" un peu constructiviste, est calqué sur le travail de Sandy Quedrus set n'est pas limité. Mais le plus impressionnant et le plus "Hermès" est l‘unique Cape Code Puzzle qui rend le soyeux du foulard dessiné par Joachim Metz, grâce à la technique du cloisonné et de l'émail grand feu.
Des pièces exceptionnelles et à "rêver" qui mettent en valeur les métiers d'art. A Baselworld, cette année, on crée du très beau "neuf" avec de très anciennes techniques !