L'Express-L'Impartial - 19 avril 2010
Daniel Droz

«Nous avons consacré 2009 à la définition d'une nouvelle stratégie. C'est une vision à cinq ans. Nous commençons à voir certains résultats.» Luc Perramond est à la tête de La montre Hermès, qui est basée à Brügg près de Bienne, depuis janvier de l'an dernier. Avec son équipe, il entend «ancrer plus fortement Hermès au sein de l'horlogerie suisse de prestige».
Premier objectif: augmenter la part des produits mécaniques. En 2009, 80% des pièces vendues par la maison étaient équipées de mouvements quartz. «Nous allons enrichir l'offre mécanique de 3000 à 6000 francs et aussi entre 6000 et 10 000 francs. Ce qui permettra d'atteindre les hommes», explique le directeur général. Pour ce faire, Hermès bénéficie de l'apport de Vaucher Manufacture, fabricant de mouvements du Val-de-Travers.
Parallèlement, la marque développera ses collections de montres précieuses et de joaillerie féminine, qu'il s'agisse d'or ou de pièces serties. «Un vrai potentiel pour Hermès. Notre clientèle attend de l'élégance discrète.» Les pièces exceptionnelles constituent le troisième axe côté produit. «Il y a une tradition chez Hermès de faire redécouvrir l'artisanat, les métiers d'art, notamment en termes de décoration. Il y a un vrai savoir-faire», juge Luc Perramond. L'émail, la gravure sur nacre - «une vraie innovation dans l'horlogerie» - et la nacre appliquée sur bois sont des atouts... Lire la suite de l'article
