Pour l'instant, cette entité confectionne uniquement les bracelets en alligator et des spécialités telles qu'un pistolet lance-parfum, une pendulette 30 jours avec six fuseaux horaires, etc. Le reste est du ressort de la maison-mère de Paris. A terme, toute la production de bracelets cuir pourrait se faire à Bienne.
En 1978, Jean-Louis Dumas, qui vient de prendre les rênes de la maison, décide de fonder la filiale horlogère La montre Hermès. A Bienne, elle prend en charge la production et la commercialisation des montres. En 1999, elle inaugure ses nouveaux ateliers, qui emploient une quarantaine de collaborateurs. A fin 2006, ils sont une centaine. La production annuelle est d'environ 120 000 pièces. Le prix public d'entrée se situe entre 1500 et 2000 francs.
Autre modèle emblématique, Clipper, lancé en 1981, est le plus vendu en quantité toutes collections confondues. Première montre d'Hermès avec bracelet métallique, elle rencontre un succès important en Asie. Son bracelet siglé Hermès en a fait un must dans des pays où l'humidité nuit au cuir.
Aujourd'hui, La Montre Hermès développe deux axes de stratégie: la haute horlogerie et la joaillerie. Dans le premier cas, elle s'appuie sur des mouvements mécaniques de Vaucher Manufacture Fleurier, société dans laquelle Hermès a récemment pris une participation de 25% au capital. L'an prochain, à l'occasion des 170 ans d'existence de la maison française, un modèle Cap Code 8 jours sera produit à 170 exemplaires. A découvrir à Bâle en avril.
Journal du Jura / Par Daniel Droz / www.journaldujura.ch