On peut faire sans aiguilles!

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Au printemps 1970, c'était pour la presse populaire une vraie révolution horlogère : la première montre sans aiguilles
Au printemps 1970, c'était pour la presse populaire une vraie révolution horlogère : la première montre sans aiguilles [pas tout-à-fait exact], mais elle impressionnait surtout par le rouge rubis de ses diodes électro-luminescents, dont c'était la première utilisation dans un produit de consommation grand public. Sans forcer, on se croyait dans 2001, L'0dyssée de l'espace, avec Hal au poignet.

Cette Pulsar était évidemment chère : 1 500 dollars de l'époque, comptez l ‘équivalent de 2 000 à 3 000 euros d'aujourd'hui pour le premier modèle en acier (3 200-4 800 CHF). En or, elle valait beaucoup plus et on verra cet objet de luxe au poignet des grands de ce monde (quelques images sur le bloc espagnol ci-dessous).

Mais elle avait la taille d'une montre classique et une façon de faire un pied-de-nez aux horlogers traditionnels qui séduisait les « branchés » de l'époque : le quartz était encore un élément de séduction au poignet et la piteuse durée de vie des piles de l'époque (quelques semaines, quelques mois au plus en n'allumant pas trop souvent les diodes) ne rebutait pas les technophiles, qui se flattaient d'une précision de trois secondes par mois. Une sorte de record pour l'époque !

Selon les bonnes habitudes séculaires de la profession, la Pulsar n'allait pas être livrée avant l'année suivante, et les premières pièces sorties des boutiques seront facturées 2 200 dollars…

Source : Popular Science (1970)
Voir aussi une histoire complète de la Pulsar sur le blog espagnol Hablemosderelojes Hamilton_321453_0
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