Polémique à New York

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Embrouille à l'ONU : une marque de luxe a-t-elle le droit d'organiser un événement corporate sous l'ombrelle d'une organisation internationale ?
L'idée était amusante. Pour fêter l'ouverture de sa boutique sur la 5e Avenue, à New York, Gucci avait imaginé d'organiser un événement, ce mercredi soir 6 février, au Palais des Nations-Unies, sous le parrainage du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon (ci-dessous).Gucci_321427_0Quelques questions de journalistes plus tard, et après bien des réponses embarrassées du secrétariat général de l'ONU, il semblerait qu'il y ait un malentendu. Les recettes de l'événement - on a perlé chez Gucci de 4 millions de dollars - devaient être affectées à l'UNICEF, au profit des des enfants africains, via une association baptisée Raising Malawi, mais il semblerait que ce ne soit pas exactement ce qui avait été annoncé.D'une part, cette association - aui n'est pas déclarée comme association humanitaire, ne derait toucher que la moitié des sommes récoltées. D'autre part, selon les enquêtes des journalistes, Raising Malawi paraît être une société plus commerciale (produits de luxe) que charitable et l'entreprise est liée à la chanteuse Madonna, puisque son Kabbalah Center de Los Angeles est co-fondateur de Raising Malawi.Interrogé à ce sujet, Ban Ki-mmon s'est empêtré dans des explications guère plus nettes, qui n'ont fait que renforcer les soupçons médiatiques d'utilisation de la marque ONU à des fins commerciales et d'instrumentalisation marchande des Nations-Unies. Ce que Gucci nie absolument...Le comité d'éthique de l'organisation internationale s'est saisi de cette affaire empoisonnée, qui a gâché une partie de la fête new-yorkaise.Source : Inner City Press (New York)
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