Une édition asiatique à Singapour

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Singapour est, cette année, la première pierre pavant le chemin d‘internationalisation du Grand Prix d‘Horlogerie, auquel d‘autres étapes viendront s‘ajouter dès l‘an prochain

Felipe Massa est là, Jean Todt également, pour nous rappeler que Singapour a vécu, deux jours plus tôt, le premier grand prix de Formule 1 de son histoire. C‘est pourtant à un tout autre Grand Prix que le pilote italien assiste ce mardi 30 septembre : pour la première fois, huit ans après sa création, le Grand Prix d‘Horlogerie de Genève franchit les frontières et célèbre une édition internationale dans la capitale asiatique.

 

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Le millésime 2008 marque en effet le début d‘une nouvelle étape pour le GPHG, dont le développement se poursuit autour de trois idées-force : transparence et indépendance des choix du jury, prestige de la soirée de Gala et internationalisation. Fort de ses racines helvétiques et du soutien sans failles de la Ville et de l‘Etat de Genève, il accompagnera désormais les horlogers sur leurs principaux marchés d‘exportation, à la rencontre des passionnés du monde entier, grâce à l‘organisation d‘une série d‘éditions locales.

 

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La collection unique que forment les quelques 70 montres présélectionnées  par le jury du Grand Prix d‘Horlogerie de Genève sera ainsi exposée dans différentes villes, pendant les semaines précédant la cérémonie de gala au Grand Théâtre de Genève. L‘événement genevois, au cours duquel sont récompensés les vainqueurs des différentes catégories, et qui voit la remise de l‘Aiguille d‘Or, est le véritable point d‘orgue de cette escapade planétaire. Auparavant, et à chaque étape, un jury local, constitué de collectionneurs et de personnalités reconnues du monde de l‘horlogerie, aura honoré l‘une des montres présélectionnées, que chacun aura pu découvrir lors d‘une exposition ouverte au grand public.

Singapour est, cette année, la première pierre pavant ce nouveau chemin, auquel d‘autres étapes viendront s‘ajouter dès l‘an prochain. On ne pouvait rêver meilleur départ : l‘enthousiasme est palpable dans les salons du Four Seasons Hotel, à l‘occasion de ce premier gala asiatique. Dans la salle, on ne compte plus les têtes connues. De François-Paul Journe à Rolf Schnyder (Ulysse Nardin), de Vincent Perriard (Concord) à Richard Mille,De John Simonian (Westime) à Franc Vila pour ne citer qu‘eux, quelques uns des grands noms de la planète horlogère se sont donné rendez-vous autour de l‘équipe du Singapore Tatler, organisateur de l‘événement. Lee Boon Yang, ministre de l‘information et de la communication, est là lui aussi, jaugeant en connaisseur les garde-temps exposés.

 « C‘est comme si la cérémonie des Oscars passait par Singapour avant de rejoindre Hollywood », s‘emballe de son côté Bernard Cheong, collectionneur passionné et membre du jury local, aux côtés notamment de Wei Koh, journaliste spécialisé et créateur de la première édition du magazine Revolution. C‘est finalement la Reverso Gyrotourbillon 2 de Jaeger Lecoutlre que ce jury a choisi de distinguer, en lui décernant le titre de « GPHG Asia Edition Watch of the Year ».

 

 

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L‘occasion pour chacun de saluer l‘introduction d‘un nouveau système de vote, garantissant l‘indépendance et la transparence des choix du jury. Massimiliano Landi, professeur d‘économie à la Singapore Management University, spécialiste des dynamiques de campagnes électorales et des systèmes de vote, a en effet construit un nouveau modèle, sur mesure pour l‘édition asiatique du Grand Prix d‘Horlogerie, dans le cadre de ses travaux universitaires. Une garantie de neutralité indispensable pour l‘un des événements les plus marquants du calendrier horloger.

Marco Cattaneo
Directeur général Edipresse Luxe