Tribune des Arts - Octobre 2011
Sylvie Guerreiro
Ça y est, la liste des montres présélectionnées pour le Grand Prix d'Horlogerie de Genève est en ligne. L'heure est aux pronostics. Et aux votes. Sur la toile d'abord, en se connectant à www.gphg.org ou à www.worldtempus.com. Après inscription, vous pourrez, d'un simple clic, élire votre grande favorite parmi les sept différentes catégories. Et pour ceux qui préfèrent choisir après avoir vu les montres “en vrai”, ils peuvent aussi attendre la très belle exposition qui se tiendra non plus à l'UBS mais à la Cité du temps à Genève, sur le pont de la Machine, du mardi 8 novembre au vendredi 18. Une urne sera spécialement installée à cet effet.

Tous ces votes serviront à déterminer la montre lauréate du prix du public et à participer au tirage au sort qui aura lieu directement lors de la remise des prix, le samedi 19 novembre, dans un Grand Théâtre tout habillé de lumière. En jeu: une montre Maxime Manufacture Automatic pour homme, de Frédéric Constant, avec boîte en acier sur bracelet en alligator noir, cadran noir guilloché soleil, mouvement manufacture à remontage automatique affichant la date via un cadran auxiliaire à 6h (série limitée à 888 exemplaires).
Cette escale genevoise où se réunissent chaque année tous les amoureux de la belle horlogerie, s'inscrit dans un parcours qui a débuté à Zürich (jusqu'au 8 octobre), à la chronométrie Les Ambassadeurs, pour ensuite s'arrêter à Hong Kong, du 19 au 22 octobre, et enfin à Shanghai, du 26 au 30 octobre, à l'occasion du salon belles Montres, au Shanghai Exhibition Center. Une fois les prix décernés, elle s'ouvrira pour un dernier opus, toujours dans le cadre du salon belles Montres, mais à paris, au Carrousel du Louvre, du 24 au 27 novembre (cf. page 58). La grande différence étant qu'ici, ne seront exposées que les montres finalistes (trois par catégorie), auxquelles s'ajoutent bien sûr les lauréates de l'Aiguille d'or et du Prix du public.

Quant à la cérémonie de la remise des prix, qui en sera à sa 11e édition, elle brillera d'un nouvel éclat, dû au changement survenu en mai dernier. En effet, le Grand Prix d'Horlogerie de Genève s'est mué en Fondation. Présidée par l'ancien conseillé d'État genevois, Carlo Lamprecht, elle compte cinq membres fondateurs que sont l'État de Genève et la Ville de Genève, le Musée international d'horlogerie de La Chaux-de-Fonds, Timelab et le groupe Edipresse. Un pas de plus vers l'indépendance qui ne fera qu'accroître le prestige et le rayonnement international de ce rendez-vous incontournable.
Du côté du jury, cette mutation a eu pour effet d'intégrer trois grands détaillants dans ses rangs; une première. Côté catégories, les désignations ont été précisées. Il n'est plus seulement question du prix de la montre joaillerie mais du prix de la montre joaillerie et métiers d'art. La pièce récompensée doit ainsi l'être pour sa “maîtrise exceptionnelle d'une ou plusieurs des techniques suivantes: sertissage, émaillage, gravure, laque, squelettage”. De même, le prix de la haute complication devient le prix de la grande complication. Autrement dit, la candidate doit proposer au moins l'une des grandes complications que sont le calendrier complet, le quantième perpétuel, la sonnerie, le tourbillon et le chronographe à rattrapante. Quant au prix de la montre sport qui ne s'adresse qu'aux pièces conçues pour la mesure ou la pratique du sport, il impose une étanchéité minimum et une résistance aux chocs correspondant aux normes ISO 2281 et ISO 1413. Là aussi, c'est plus précis. Mais après tout, qui de plus normal? Nous sommes en Suisse que diable!
